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Le tagueur de Mahane Yehuda s’inspire des thèmes de Rosh HaShana

Solomon Souza, dans son nouveau rôle d'artiste pour l'Israel Innovation Fund, fait de la grenade et du raisin le thème central de sa série sur le nouvel an

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Des membres du Israel Innovation Fund, créant des œuvres d'art originales avec l'aide de l'artiste résident Solomon Souza (Avec l'aimable autorisation du TIIF)
Des membres du Israel Innovation Fund, créant des œuvres d'art originales avec l'aide de l'artiste résident Solomon Souza (Avec l'aimable autorisation du TIIF)

Il y a une corne d’abondance avec des grenades rouges rubis, des raisins violets et des fenêtres en arche dans la série d’œuvres de Solomon Souza, Rosh HaShana, créées par cet artiste autodidacte pour l’Israel Innovation Fund, organisation qui met en scène des programmes culturels pour présenter la vie en Israël.

Souza, surtout connu pour ses dessins peints à la bombe d’Israéliens et de Juifs célèbres qui s’étalent sur les rideaux des magasins du marché Mahane Yehuda de Jérusalem, a choisi d’autres thèmes emblématiques, en rapport avec les fêtes du nouvel an juif.

Les peintures et reproductions sont en vente dans le cadre du projet The Hebrew Wallpaper Project du fonds, qui vise à mettre les artistes israéliens en contact avec de nouveaux publics dans le monde entier.

Le fonds a créé un programme dans le cadre duquel il soutient un artiste et fournit un salaire de subsistance, du matériel et les frais d’atelier aux artistes dont le succès en Israël a été prouvé. Souza est leur premier artiste résident.

« Je peux faire ce que je veux », confie Souza, « et l’idée est de faire des œuvres qui sont en rapport avec cette période de l’année. »

Le tableau rouge et blanc de Rosh HaShana a été réalisé par Souza alors qu’il vivait à Jaffa, et évoque le mélange de l’ancien et du moderne (Avec l’aimable autorisation du TIIF)

La série Rosh HaShana est entièrement peinte à la bombe, un médium qui convient parfaitement à Souza en ce moment, car « à chaque fois que je relâche la bombe, je peux me libérer de la pression », explique Souza, qui se trouve actuellement entre deux appartements et ressent de la pression quant à sa situation personnelle.

Souza a indiqué qu’il habite actuellement à Safed, où vit sa mère, entouré de montagnes et d’arbres, et « tous ces éléments et symboles de la saison », a-t-il dit.

Ce motif plus calme, vert et rouge, s’inspire de la contemplation de la grenade et de son processus de croissance par Souza (Avec l’aimable autorisation de TIIF)

Son projet est de produire une dizaine de pièces pour la série Rosh HaShana, et plusieurs autres à l’approche de Yom Kippour le 19 septembre.

Il a commencé la série alors qu’il vivait encore à Jaffa et pointe du doigt l’éclat de l’ancien travail de la pierre à côté de la poussée pour la modernité et le graffiti et les nouvelles constructions.

« Je ne suis pas né en Israël, mais c’est ce que je suis maintenant, c’est mon identité », a déclaré Souza, qui est né en Angleterre. « Chaque œuvre d’art est pour moi un moyen de m’exprimer et de faire connaître tout ce qui est autour de moi. »

Le long et étroit tableau vert s’inspire des branches des grenadiers.

« Il y a 613 graines dans une grenade, mais elles doivent d’abord pousser, elles ne commencent pas avec 613, c’est un processus de croissance », explique-t-il. « Si tu veux faire des progrès, tu dois grandir. »

L’artiste Solomon Souza. Mahane Yehuda, Jérusalem, février 2016. (Crédit : Luke Tress/TOI)

Le projet fait partie du travail de Souza pour le fonds en tant qu’artiste résident, un poste qui lui a été offert en mai et qui vise à mettre en valeur la culture israélienne.

Le PDG du fonds, Adam Scott Bellos, a découvert le travail de Souza en voyant une toile finie, transportée par un client dans les rues de Jérusalem après l’avoir achetée.

Souza s’est fait connaître localement grâce à sa galerie Mahane Yehuda, un projet ambitieux qui n’est pas encore terminé, car Souza a encore quelques centaines de volets à peindre.

Parallèlement, Souza a fait des tournées aux États-Unis et en Australie, où il a été chargé de peindre des tableaux à grande échelle pour des écoles juives et d’autres centres communautaires. Son plus grand tableau à ce jour mesure 120 mètres carrés.

Golda Meir par Solomon Souza. Mahane Yehuda, Jérusalem, février 2016. (Crédit : Renee Ghert-Zand/TOI)

Juste pour comparer, la taille moyenne de ses rideaux de magasins à Mahane Yehuda est d’environ cinq à six mètres carrés.

Tous les tableaux créés pour le fonds sont à vendre, et sont disponibles en tirages sur toile.

« C’est assez extraordinaire pour moi », a expliqué Souza. « Le fonds voulait le faire et je suis leur cobaye. »

Il y a trois tailles disponibles pour chaque impression de Souza et elles se vendent au détail pour 100 dollars, 500 dollars et 1 000 dollars. « Le « couronnement de l’année », la pièce haute et étroite, est disponible en 24×46, 30×60 et 52×100. La pièce la plus large est disponible en 43×24, 55×30 et 100×55.

Les tirages signés sur toile sont disponibles sur demande à info@tiif.org.

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