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Les ambassadeurs de l’UE aux Etats-Unis défendent l’accord nucléaire iranien

Alors que Trump continue à railler l'accord de 2015, les envoyés européens affirment que Téhéran “s'en tient pleinement à ses engagements”

Kim Darrouch, 2e à gauche, ambassadeur britannique aux Etats-Unis, avec ses collègues, l'ambassadeur français Gérard Araud, 2e à droite, l'ambassadeur allemand Peter Wittig, à droite, et l'ambassadeur de l'UE, à gauche, pendant un débat sur "l'Europe et l'accord iranien sur le nucléaire" au Conseil de l'Atlantique, le 25 septembre 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)
Kim Darrouch, 2e à gauche, ambassadeur britannique aux Etats-Unis, avec ses collègues, l'ambassadeur français Gérard Araud, 2e à droite, l'ambassadeur allemand Peter Wittig, à droite, et l'ambassadeur de l'UE, à gauche, pendant un débat sur "l'Europe et l'accord iranien sur le nucléaire" au Conseil de l'Atlantique, le 25 septembre 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

WASHINGTON — Les ambassadeurs à Washington de quatre partenaires européens des Etats-Unis dans l’accord sur le nucléaire signé avec l’Iran ont indiqué s’opposer à la réouverture de négociations sur cette convention, tout en affirmant qu’ils accepteraient de réfléchir à mettre sur l’Iran une pression éventuelle supplémentaire en dehors de l’accord.

« L’Iran s’en tient pleinement à ses engagements », a estimé David O’Sullivan, ambassadeur de l’Union européenne, lors d’un forum qui a eu lieu lundi à l’initiative de l’Atlantic Council, un think-tank libéral consacré à la politique étrangère.

« Cet accord se montre à la hauteur de son seul objectif, qui est de garantir que l’Iran ne développera pas d’armes nucléaires. Il n’y a pas un problème avec l’iran qui ne serait pas davantage difficile à gérer en l’absence de l’accord.

A ses côtés, les ambassadeurs français, britanniques et allemands partageaient son opinion. Ces trois pays et l’Union européenne, avec les Etats-Unis, la Russie, la Chine et l’Iran, sont signataires de la convention.

Le président américain Donald Trump, lors de la 72e Assemblée générale de l'ONU à New York, le 19 septembre 2017. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)
Le président américain Donald Trump, lors de la 72e Assemblée générale de l’ONU à New York, le 19 septembre 2017. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)

Le président américain Donald Trump juge que cet accord signé en 2015 – prônant un allègement des sanctions contre Téhéran en échange d’une réduction du programme nucléaire de l’Iran – est l’un des pires jamais négociés. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est également vivement opposé à ce pacte.

Les envoyés présents à l’Atlantic Council ont semblé frustrés par moments d’avoir subi des pressions intenses en faveur d’un amendement de l’accord de la part de l’administration Trump, de certains républicains du Congrès et des think-tanks défavorables à l’accord.

« Ni les Iraniens, ni les Russes, ni les Chinois » n’accepteront de rouvrir les négociations, a déclaré Gérard Araud, l’ambassadeur français. « C’est une impasse. »

« Cela a été un accord difficile avec des partenaires difficiles, a convenu l’Allemand Peter Wittig. De manière plus importante, l’Iran, mais également la Chine et la Russie. »

L’ambassadeur britannique Kim Darroch a indiqué que les plaintes de Trump ont eu un effet salutaire en concentrant l’attention internationale sur les mauvais comportements de l’Iran en dehors des contraintes imposées par l’accord, avec notamment ses essais de missiles balistiques, son aventurisme militaire et son soutien au terrorisme.

« Ce qu’a dit l’administration depuis son arrivée a changé le climat sur l’Iran, a-t-il estimé. Elle réussit, mais conservons [l’accord nucléaire]. »

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