Les diplomates israéliens ont dominé les médias pendant les émeutes de Gaza
Rejetant les critiques sur la diplomatie publique, Israël affirme que ses envoyés dans le monde entier ont fait un total de 161 apparitions dans les médias
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Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Les diplomates israéliens ont eu des contacts intensifs avec les médias étrangers à travers le monde pour expliquer la politique de Jérusalem concernant les violentes émeutes à la frontière de Gaza plus tôt ce mois-ci, a déclaré mercredi le ministère des Affaires étrangères.
En réponse aux allégations selon lesquelles Israël n’a pas de « hasbara » ou de diplomatie publique, le ministère a publié des données montrant que les diplomates les plus expérimentés du pays ont accordé des interviews ou écrit des éditoriaux pour au moins 161 organes d’information internationaux.
Ce nombre est n’est pas exact, car les ambassades et les consulats n’ont pas tous fait état de leurs contacts avec les médias à l’administration centrale, a indiqué le ministère. Ce nombre ne comprend pas non plus les réunions d’information à l’intention des journalistes.
« A tous ceux qui prétendent, sans posséder les informations de base, que la ‘hasbara‘ israélienne n’a pas fonctionné correctement ces derniers jours : plus de 160 interviews de nos représentants dans d’importantes capitales [ont conduit à] faire connaître le message d’Israël sur les réseaux sociaux à des millions de personnes à travers le monde », a tweeté Emmanuel Nahshon, porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères.
« Nous, au ministère des Affaires étrangères, nous travaillons dur partout dans le monde. »
En Europe, 17 des 35 missions diplomatiques ont rendu compte au quartier général de Jérusalem de leurs efforts de hasbara, déclarant que les envoyés israéliens ont donné un total de 69 interviews.
Les diplomates israéliens à Paris, par exemple, ont eu au total 22 apparitions dans les médias, dont huit interviews avec l’ambassadeur Aliza Bin Noun, six interviews par son adjoint, Marc Attali, et huit autres par le porte-parole de l’ambassade, Shimon Mercer Wood.
Face aux manifestations palestiniennes, .@AlizaBinNoun, ambassadrice d'#Israël : "Au lieu de développer la bande de Gaza, ils développent les infrastructures des tunnels et des missiles, pour détruire Israël" #le79Inter pic.twitter.com/9MIZ1zh9YJ
— France Inter (@franceinter) May 14, 2018
A Londres, les diplomates israéliens ont donné 17 interviews ; à Madrid cinq ; et à Berlin, Rome, Berne, Riga et Vilnius trois.
Curieusement, les diplomates israéliens en Amérique latine, qui ont fait 53 apparitions dans les médias, semblent avoir été plus occupés que leurs confrères d’Amérique du Nord, qui n’en ont dénombré que 31, selon les chiffres fournis par le ministère des Affaires étrangères. (Israël possède 14 missions diplomatiques en Amérique latine et 13 en Amérique du Nord).
Il n’y a eu que deux apparitions médiatiques dans les médias africains, par les ambassadeurs au Kenya et en Éthiopie.
La hasbara d’Israël a longtemps été critiquée par les Israéliens et les amis de l’État juif, qui soutiennent que Jérusalem échoue dans la guerre de l’information contre le Hamas et d’autres groupes terroristes et perd des sympathisants dans le monde entier en dépit de la justesse de ses actions.
« Il y a une guerre en cours, et nous ne sommes même pas sur le champ de bataille », a déclaré le vice-ministre de la diplomatie publique Michael Oren au Times of Israel lors d’une récente interview. En effet, a-t-il affirmé, les Israéliens sous-estiment l’importance de l’opinion publique pour permettre à l’armée de continuer à défendre le pays.
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