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Les effets de la croyance en Dieu scrutés par Cyrulnik

Le neuro-psychiatre, qui popularisa le concept de résilience, s'interroge sur les manifestations psychologiques de la croyance en Dieu, dans son dernier ouvrage Psychothérapie de Dieu

Boris Cyrulnik, psychiatre français spécialiste de la résilience, à Bogota, en Colombie, le 30 janvier 2017. (Crédit : Luis Acosta/AFP)
Boris Cyrulnik, psychiatre français spécialiste de la résilience, à Bogota, en Colombie, le 30 janvier 2017. (Crédit : Luis Acosta/AFP)

« J’ai voulu traiter le problème de la croyance en D.ieu sous l’aspect psychologique, car cela n’avait pas encore été étudié auparavant, » explique Boris Cyrulnik au journal Actualité juive. Il y a eu beaucoup « de témoignages de patients qui me disaient ‘heureusement que je suis croyant, c’est une aide et un soutien’. »

Ainsi dans son dernier livre « Psychothérapie de Dieu, » le neuro-psychiatre explique avoir « écarté l’histoire des religions, ou du Dieu créateur. J’ai essayé de ne traiter que l’effet psychologique de la croyance. Je me suis posé en psychiatre et non en religieux ».

C’est à travers les épreuves que, selon Boris Cyrulnk, on s’aperçoit que la croyance en Dieu favorise la résilience : « on constate que ceux qui ont une croyance, surmontent mieux ces épreuves, parce que la spiritualité donne accès à un sentiment de transcendance, à un espoir, à un courage, une force qui aide et guide. Et la religiosité augmente la solidarité : on s’entraide plus facilement entre individus d’un même groupe religieux ».

Boris Cyrulnik, Psychothérapie de Dieu, Odile Jacob, 314 pages, 22,90 euros

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