Les femmes reléguées « au second plan » au sein des partis, dénonce l’IWN
Des huit partis qui devraient entrer à la Knesset après le 2 mars, seule l'alliance travaillistes-Gesher-Meretz compte deux femmes parmi ses cinq premiers candidats
Jeudi, un groupe de défense des droits des femmes a critiqué la faible présence de candidates dans les premières places des listes électorales, accusant les partis politiques de les reléguer au second plan.
Des huit partis qui devraient entrer à la Knesset après les élections du 2 mars, seule l’union Parti travailliste-Gesher-Meretz comptent deux femmes parmi ses cinq premiers candidats, alors que quatre autres partis n’en ont aucune à ces places, dont les deux principaux – le Likud et Kakhol lavan.
L’alliance nationale religieuse Yamina a cinq femmes dans ses 10 premières places, ce qui en fait la seule formation avec une représentation paritaire. Pourtant, quatre de ces femmes n’occupent que les places 7 à 10, et il n’est même pas certain que le parti obtienne autant de sièges.
« Dans la 23e Knesset, il y aura moins de femmes, en particulier dans les positions importantes. Ce sera une Knesset qui pousse les femmes dans la ‘section des femmes’, en arrière-plan », a dénoncé Michal Gera Margaliot, directrice du Réseau des femmes d’Israël, dans un communiqué.
Gera Margaliot explique que de nombreuses candidates ont été placées à des positions irréalistes et en marge, tout en soulignant que deux partis – les ultra-orthodoxes Shas et Yahadout HaTorah – sont idéologiquement opposés à inclure des femmes dans toutes leurs listes électorales.
Elle a également déclaré que malgré le mouvement #MeToo et un plus grand intérêt porté à la question de l’égalité des sexes, il y avait une « érosion significative » de la représentation féminine dans des rôles publics importants.
« L’exclusion des femmes des sphères publiques, simplement parce que ce sont des femmes, concerne désormais des domaines où cela n’avait jamais été le cas auparavant », a noté Gera Margaliot.
En septembre, 29 femmes ont été élues à la Knesset, soit le même record que les élections d’avril dernier (la 21e Knesset) et en 2015 (la 20e).
Le nombre total de femmes ayant siégé dans la 20e Knesset s’est finalement élevé à 36, après que sept députées sont entrées au Parlement en guise de remplaçante.
Israël compte une seule femme Premier ministre dans son histoire, Golda Meir, qui a dirigé le pays de 1969 à 1974.
La ministre de la Culture Miri Regev du Likud et la députée de Yamina Ayelet Shaked, les deux principales élues actuellement à la Knesset, ont toutes les deux déclaré qu’elles espéraient un jour occuper la fonction.
la Communauté du Times of Israël !
