Les groupes terroristes gazaouis promettent de contourner la barrière souterraine
Pour le Hamas, la barrière anti-tunnels entourant la bande de Gaza n’empêchera pas ses tentatives pour "libérer" la Palestine
Dov Lieber est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

Le Hamas et d’autres groupes terroristes palestiniens ont promis samedi une réaction forte au projet annoncé par Israël de construction d’une barrière souterraine le long de la frontière avec Gaza.
Le quotidien hébraïque Yedioth Ahronoth a annoncé jeudi que les chefs de la sécurité avaient décidé de lancer un projet à plusieurs milliards de shekels pour un mur en béton passant au-dessus et en dessous de la barrière entre Israël et la bande de Gaza afin d’empêcher les Palestiniens de creuser des tunnels en direction du pays et de mener des attaques terroristes.
Un haut responsable du Hamas, Ismail Radwan, a déclaré au site d’information affilié au Hamas al-Resalah, que « la résistance est capable de s’adapter à toutes les circonstances afin de continuer son projet visant à libérer [la Palestine] ».
Le responsable a également affirmé que les projets annoncés étaient un signe de « l’échec d’Israël à faire face aux tunnels » et a souligné que les procédures « ne limiteraient pas la capacité de la résistance à défendre notre peuple ».
Aux côtés de ce responsable du Hamas, les dirigeants d’autres factions palestiniennes de Gaza ont promis de frapper Israël si le mur souterrain devait être construit.
Khader Habib, dirigeant de l’organisation terroriste du Jihad islamique à Gaza, a déclaré à al-Resalah que son groupe ne permettrait pas à Israël de changer la situation sur le terrain dans la bande de Gaza.
« Si nous sommes forcés à le faire, nous répondrons avec force », a averti Habib.
Zulfikar Suergo, membre du comité central du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) a déclaré que la construction du mur souterrain « conduirait à l’ouverture d’un nouveau front puisqu’il constituerait une agression contre Gaza ».
Talal Abu Zarifa, un membre de longue date du Front démocratique pour la libération de Palestine (FDLP) a déclaré qu’Israël doit reconnaître que le mur en ciment « n’apporterait pas la sécurité à Israël » et que les tunnels sont « seulement une partie de l’équation ».
La barrière souterraine, proposée pour la première fois à la suite de la guerre à Gaza en 2014, pendant laquelle des combattants du Hamas ont pénétré en Israël à travers les tunnels, coûterait 2,2 milliards de shekels (500 millions de dollars), beaucoup moins que les estimations antérieures qui annonçaient un budget prohibitif de dizaines de milliards de shekels.
La barrière devrait inclure des protections au-dessus et en dessous du sol contre une infiltration depuis l’enclave côtière et devrait inclure à la fois des barrières physiques et une technologie de détection améliorée.
En mai et avril, l’armée israélienne a découvert deux tunnels qui entraient dans le territoire israélien, les premières découvertes de ce type depuis la fin de la guerre, en août 2014.
Le tunnel découvert en avril se situait à une profondeur approximative de 30 à 40 mètres en dessous du sol pour entrer d’une dizaine de mètres dans le territoire israélien depuis la bande de Gaza.
Israël travaille depuis plus d’une décennie à trouver une réponse technologique ou physique aux tunnels du Hamas passant sous la frontière.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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