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Les nazis voulaient répandre la malaria

Un institut ouvert par Himmler à Dachau recherchait les manières d'utiliser des insectes comme armes biologiques

Le dirigeant de la Gestapo  Heinrich Muller, le SS-Obergruppenführer Reinhard Heydrich, le Reichsführer-SS Heirich Himmler, le dirigeant de la police criminelle allemande Arthur Nebe et le chef de la police d'État et de la Gestapo à Vienne Franz Joseph Huber, se réunissent à Munich, Allemagne, en novembre 1939 (Crédit : Archives fédérales allemandes/Wikimedia commons)
Le dirigeant de la Gestapo Heinrich Muller, le SS-Obergruppenführer Reinhard Heydrich, le Reichsführer-SS Heirich Himmler, le dirigeant de la police criminelle allemande Arthur Nebe et le chef de la police d'État et de la Gestapo à Vienne Franz Joseph Huber, se réunissent à Munich, Allemagne, en novembre 1939 (Crédit : Archives fédérales allemandes/Wikimedia commons)

Le commandant SS Heinrich Himmler avait ordonné la création d’un institut au camp de concentration de Dachau qui se concentrerait sur la recherche des différentes utilisations possibles d’insectes comme armes biologiques, selon des nouvelles preuves.

Une étude par Klaus Reinhardt, publiée dans le magazine Endeavor en décembre et faisant l’objet d’un article dans le quotidien britannique The Guardian publié vendredi, montre qu’Himmler avait fondé un institut entomologique en janvier 1942 pour trouver comment les insectes, et plus particulièrement les moustiques, pouvaient être utilisés pour semer le chaos dans les territoires ennemis.

Selon le Guardian, l’institut avait été officiellement fondé pour rechercher des remèdes pour guérir de la typhoïde et d’autres maladies propagées par les poux et autres insectes, qui ravageaient souvent les troupes allemandes.

Mais son objectif réel, d’après les recherches de M. Reinhardt, était en réalité un seul et unique programme secret servant à élaborer des « méthodes de guerre biologique ».

L’étude révèle que vers la fin de la guerre, en 1944, l’institut avait commencé les recherches sur les moyens de garder des moustiques infectés par la malaria en vie assez longtemps pour être transportés des laboratoires de reproduction et ensuite relâchés derrière les lignes ennemies.

Le directeur de l’institut, Eduard May, avait finalement recommandé une espèce de moustiques en particulier – l’anophèle, ou « bon à rien » en grec – dont 30 à 40 sous-genres peuvent transmettre la malaria aux humains.

Les nazis avaient fait les recherches de manière secrète car le Protocole de Genève de 1925, dont l’Allemagne était signataire, interdisait « l’utilisation de méthodes bactériologiques de guerre, » ainsi que l’usage d’armes chimiques.

Le quotidien Suddeutsche Zeitung a cité M. Reinhardt, soulignant que le projet avait été poussé par « un bizarre mélange des connaissances scientifiques d’Himmler, de sa paranoïa personnelle, de ses vues ésotériques du monde et une réelle inquiétude à propos de ses troupes SS. »

Il ajoute cependant que les efforts nazis en recherche biologique étaient « ridicules » comparés à ceux des forces alliées.

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