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Les sœurs du groupe folk-électro yéménite A-WA sortent leur nouvel album

Telles des héroïnes modernes des contes des Mille et une nuits, Tair, Liron et Tagel narrent avec une énergie foudroyante l’exil de leur arrière-grand-mère entre le Yémen et Israël

Pochette de l’album « Bayti Fi Rasi » du groupe israélien A-WA.
Pochette de l’album « Bayti Fi Rasi » du groupe israélien A-WA.

Dans un brûlant mélange de chants yéménites ancestraux et de rythmes électro et hip-hop, les trois sœurs israéliennes du groupe A-WA (« oui » en arabe) sortent, le 31 mai prochain, leur nouveau projet intitulé « Bayti Fi Rasi » (« Ma maison est dans ma tête »).

Ce 29 avril, elles ont ainsi dévoilé le clip de leur morceau « Hana Mash Hu Al Yaman » (« Ici, ce n’est pas le Yémen »). L’album est produit par Tamir Muskat, du célèbre groupe israélien Balkan Beat Box, qui avait déjà participé à leur premier single – « Habib Galbi », sorti en 2016.

L’album conte l’exil de l’arrière-grand-mère des chanteuses, entre le Yémen et Israël en 1949. Elles comparent ainsi le destin de leur aïeul à celui de tous les réfugiés à travers le monde : « Je suis arrivée vers toi, fuyante. Tu m’as vu comme une primitive. Je t’ai vu comme une dernière chance. »

A-WA se produira le 11 juin au Café de la Danse, à Paris, et le 14 juin au festival 100 % féminin Rio Loco, à Toulouse.

En janvier dernier, elles avaient déjà dévoilé le clip de leur nouveau morceau « Mudbira » (« Malchanceuse »).

Découvertes en France aux Transmusicales de Rennes en 2014, les trois sœurs – Tair, Liron et Tagel – ont depuis fait danser aussi bien Israéliens qu’Arabes et Européens. Leur premier morceau, « Habib Galbi », est ainsi devenu un véritable tube, notamment au Yémen. En Israël, il est devenu le premier morceau en langue arabe à arriver premier des ventes.

Telles des héroïnes modernes des contes des Mille et une nuits, robes brodées traditionnelles et baskets clinquantes aux pieds, les trois sœurs recréent l’ambiance énergisante d’une nouba du désert.

Les chanteuses, qui vivent désormais à Tel Aviv, ont grandi à Shaharut, un village d’une trentaine de familles du désert d’Arava, dans le sud d’Israël. Elles ont déniché leur trésor musical dans une malle à souvenirs immatérielle : des chants folkloriques transmis oralement, de génération en génération, par les femmes de la famille.

Parmi leurs inspirations, elles citent la chanteuse israélienne Ofra Haza, mais également Deep Purple ou encore Pink Floyd.

L’AFP a contribué à cet article.

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