Les ultra-orthodoxes américaines aux perruques stylées provoquent un tollé
Cette variété de sheitels au look plus naturel devient de plus en plus populaire autour de New York mais un grand nombre des femmes qui les adoptent sont accusées de moeurs légères
Les sheitels sexy sont très en vogue dans la région de New York – ou tout du moins, la mode est en train de s’installer – avec la préférence croissante de certaines femmes ultra-orthodoxes pour les coupes stylées, un choix qui entraîne toutefois des condamnations et même des accusations d’indécence de la part de leurs communautés.
La perruque, ou sheitel, qui est portée par un grand nombre de femmes ultra-orthodoxes mariées, est généralement considérée comme une démonstration de pudeur qui respecte la tradition de se recouvrir les cheveux hors du foyer pour éviter de paraître attirante aux yeux des hommes autres que l’époux.
Selon le New York Post, les perruques à cheveux longs, qui paraissent plus naturelles, sont de plus en plus prisées dans la ville de New York et dans le secteur du New Jersey, mais les femmes qui optent pour cette apparence moins artificielle s’exposent également aux critiques de leurs rabbins et d’autres dans leur cercle social.
« Elles aiment les cheveux plus longs », explique Galit Lavi, propriétaire d’un magasin de perruques à Brooklyn. « Certaines clientes me disent qu’il faut les couper court pour qu’elles n’aient pas d’ennuis ».
Gitty Berger, maquilleuse à Jackson dans le New Jersey, indique pour sa part au journal qu’elle aime les cheveux longs mais qu’elle ne porte de telles perruques que lorsqu’elle sort de sa communauté. « Si on vous voit dans une pizzeria locale porter des cheveux longs, ça fait jaser… Et votre époux va recevoir des coups de téléphone », dit-elle.
L’année dernière, des fabricants de perruques locaux, à Lakewood, ont reçu des courriels anonymes qui accusaient les femmes portant des perruques à cheveux longs de « tenter de ressembler aux prostituées ».
Adina Sash, 30 ans, qui habite Flatbush, ne laisse pas cette haine l’atteindre. Sash a un compte sur Instagram sur lequel elle poste souvent des photos où elle arbore des perruques variées.
Même si certains ont pu écrire des commentaires abominables – l’un d’entre eux l’encourage à « aller se jeter dans un lac » – Sash ne semble nullement déterminée à changer sa manière de vivre. Elle explique au Post que l’idée que sa « longueur de cheveux aurait un lien avec sa spiritualité » est risible.
Une autre femme, Mindy Meyer, elle aussi originaire de Flatbush, semble résumer le sentiment partagé par de nombreuses jeunes femmes : « Je suis orthodoxe et je veux adhérer à mes traditions, mais est-ce que je dois vraiment donner l’impression de sortir d’un ‘Violon sur le toit ? »
la Communauté du Times of Israël !
