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Les USA accusent le régime syrien d’utiliser un « crématorium » pour cacher des « meurtres de masse »

Le responsable du département d'Etat pour le Moyen-Orient a présenté des photos "déclassifiées" par le gouvernement américain et a exhorté le régime du président Bashar al-Assad à mettre "fin à ces atrocités"

Vue générale du quartier rebelle de Jobar, à l'est de la capitale syrienne Damas, après une frappe aérienne, le 21 mars 2017. (Crédit : Ammar Suleiman/AFP)
Vue générale du quartier rebelle de Jobar, à l'est de la capitale syrienne Damas, après une frappe aérienne, le 21 mars 2017. (Crédit : Ammar Suleiman/AFP)

Le régime syrien a recours à un « crématorium » dans le complexe pénitentiaire de Saydnaya, au nord de Damas, servant à détruire les restes de milliers de prisonniers assassinés ces dernières années, ont accusé lundi les Etats-Unis.

Présentant à la presse une série de photos satellites, le responsable du département d’Etat pour le Moyen-Orient Stuart Jones a accusé la Syrie d’avoir perpétré des « meurtres de masse » et a exhorté le régime du président Bachar al-Assad à mettre « fin à ces atrocités ».

Sur ces photos datées d’avril 2017, d’avril 2016, de janvier 2015 et d’août 2013 « déclassifiées » par le gouvernement américain, on y voit des bâtiments, dont l’un est légendé « prison principale » et l’autre « probable crématorium ».

Sur un autre cliché, une légende « neige fondue sur une partie du toit » attesterait, selon M. Stuart, de l’existence d’un « crématorium installé par le régime syrien ».

« Bien que les nombreuses atrocités du régime sont bien documentées, nous pensons que la construction d’un crématorium est une tentative de cacher l’entendue des meurtres de masse perpétrés à Saydnaya », a condamné le diplomate américain.

Ces accusations du gouvernement américain surviennent quelques jours après la visite à Washington du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, dont le pays soutient le régime syrien.

Elle font suite aussi à un rapport de février dernier de l’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International qui avait accusé le régime de Damas d’avoir pendu quelque 13.000 personnes en cinq ans, entre 2011 et 2015, dans cette prison de Saydnaya, près de Damas. Amnesty avait dénoncé une « politique d’extermination ».

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