Liberman : ce serait une folie de défier Trump sur les implantations
Le ministre de la Défense a rejeté la solution à un état unique et fait l'article de son propre plan de paix
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Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Le ministre de la défense Avigdor Liberman a déclaré lundi qu’Israël commettrait une grave erreur s’il défiait la nouvelle administration Trump sur les implantations.
« Pendant huit ans, il y a eu des tensions et des frictions avec l’administration Obama. Si nous commençons à nous battre avec l’administration Trump, et avec la majorité républicaine au Congrès, les gens commenceront à penser que le gouvernement israélien est composé d’une belle bande de fous », a-t-il affirmé à la radio publique israélienne.
Il s’est exprimé après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a décidé de revenir sur la promesse d’une nouvelle implantation pour reloger les anciens habitants de l’avant-poste d’Amona, évacués au début du mois.
Netanyahu a déclaré aux membres de son cabinet de sécurité que l’État devrait peut-être revenir sur cette promesse, étant donné la demande du président américain Donald Trump. En effet, durant la conférence de presse conjointe à Washington la semaine dernière, il avait demandé à Netanyahu de « faire preuve de retenue » dans la construction dans les implantations.
Le ministre de la Défense a assuré qu’Israël, pays souverain, n’avait pas besoin « du feu vert » du gouvernement américain pour faire avancer les projets de construction dans les implantations, mais il a souligné l’importance de ne pas entrer en conflit avec l’administration Trump sur ce sujet.
« Essayons de parler et de parvenir à un accord. Toutes les questions ne peuvent pas systématiquement devenir une crise, a-t-il dit. Le plus important, c’est de parvenir à un accord, avec les États-Unis sur tous les sujets. »
Un « mécanisme » pour la discussion sur les implantations « sera mis en place quand le Premier ministre sera de retour d’Extrême Orient », a déclaré un responsable israélien dimanche soir.
Netanyahu est actuellement en visite officielle à Singapour et en Australie.
Liberman a cité Jason Greenblatt, le nouveau représentant de Trump pour les négociations internationales, ainsi que l’ambassadeur d’Israël à Washington, Ron Dermer, comme deux partisans du mouvement des implantations. Il a assuré qu’ils travaillaient étroitement avec la Maison Blanche pour atteindre un consensus sur la question.
Netanyahu a également parlé de l’importance d’éviter les prises de bec avec le nouveau président américain lors d’une réunion du cabinet à huis-clos, le 12 février. Il a mis en garde ses ministres « de ne pas entrer en confrontation avec Trump ». Il a ajouté que l’égo du président devait être « pris en compte ».
Au début de l’interview, Liberman a rejeté l’insinuation de Trump durant sa conférence de presse avec Netanyahu, qu’un état unique serait une solution viable au conflit israélo-palestinien, si les deux parties se mettent d’accord.
« Je regarde [la solution] à deux États et [la solution] à un État, et j’aime celle que les deux parties préfèrent », a déclaré Trump.
Liberman a ajouté qu’Israël ne peut pas annexer les Palestiniens qui vivent en Cisjordanie, si elle doit rester dans l’État d’Israël.
Il a ensuite évoqué son propre plan à deux états, dans lequel certaines villes israélo-arabes deviendraient partie intégrante d’un état palestinien.
« Nous devons nous séparer des Palestiniens en Cisjordanie, mais également de ceux qui sont à l’intérieur des frontières de 1967 », a déclaré Liberman. Dans une interview télévisée la semaine dernières, Liberman avait déclaré que les « Palestiniens » en Israël devraient aller vivre sous l’autorité de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne.
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