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Hommage solennel aux « héros » policiers tués à Paris

Le président François Hollande a rendu mardi un hommage solennel aux trois policiers tués en « héros » lors des attentats de la semaine dernière en France, saluant des « symboles » de la République, « morts pour que nous puissions vivre libres ».

Dans une cérémonie grave et émouvante à la préfecture de police de Paris, le président français a décoré à titre posthume les trois policiers – Clarissa Jean-Philippe, Ahmed Merabet et Franck Brinsolaro – de la Légion d’honneur avant de leur rendre un hommage personnalisé devant leurs collègues et leurs familles.

« Cette femme, ces hommes, partageaient une volonté, celle de protéger leurs concitoyens, ils partageaient un idéal, celui de servir la République », a déclaré le chef de l’Etat en saluant « trois policiers, trois parcours, trois visages de la France ».

Clarissa Jean-Philippe, 26 ans, originaire de l’île de la Martinique (Antilles françaises), tuée jeudi d’une balle dans le dos à Montrouge, en banlieue parisienne, est tombée « en martyr », a-t-il dit.

Ahmed Merabet, achevé d’une balle dans la tête par les tueurs de Charlie Hebdo mercredi à Paris, était « un Français de confession musulmane », « très fier de représenter les valeurs de la République, la laïcité » et qui « savait mieux que quiconque que le fanatisme tue des musulmans » partout dans le monde, a souligné François Hollande.

Enfin Franck Brinsolaro, policier chargé de la protection de Charb, le directeur de la publication de Charlie Hebdo, « est mort pour la liberté d’expression, celle qui va jusqu’à l’insolence, jusqu’à l’impertinence », a poursuivi le président français.

« Notre grande et belle France ne rompt jamais, ne cède jamais, ne plie jamais. Elle fait face, elle est debout », a martelé le chef de l’Etat à la fin de son hommage devant les trois cercueils recouverts du drapeau bleu blanc rouge.

A l’issue de cette cérémonie, la Marche funèbre de Chopin a retenti dans la cour de la préfecture, et les familles endeuillées ont marché derrière les cercueils, suivies par le président ainsi que le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, les larmes aux yeux.

AFP

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