La fuite sur les évaluations d’une reprise de contrôle de Gaza nuit-elle à la force de dissuasion d’Israël ?
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Le débat fait rage en Israël suite à la fuite des rapports du conseil des ministres détaillant l’évaluation d’un contrôle de Gaza par l’armée israélienne.
Selon un reportage de la Deuxième chaîne mardi soir, les dirigeants militaires ont informé les ministres la semaine dernière que reprendre Gaza causerait des milliers et des milliers de morts palestiniens, coûterait la vie à des centaines de soldats israéliens, aurait un effet dévastateur sur l’économie israélienne, et prendrait cinq ans si toutes les menaces terroristes devaient être éradiquées. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait demandé à ses ministres si l’un d’entre eux soutenait le projet, et aucun d’eux n’a levé la main.
A la radio de l’armée, ce matin, Uzi Landau (Israël Beitenou) a déclaré que la publication de cette évaluation était extrêmement préjudiciable à la capacité de dissuasion d’Israël. Le Hezbollah, l’Iran et tous les groupes hostiles à Israël croient à présent que l’Etat juif rechigne à détruire une organisation beaucoup moins menaçante et plus puissante qu’eux. Pour lui, tous les ministres doivent passer un test de détecteur de mensonges pour déterminer la source de la fuite, et le Premier ministre « en premier ».
Lors de l’émission de radio, Landau a laissé entendre que la fuite pourrait provenir du bureau du Premier ministre.
En effet, Netanyahu aurait intérêt à montrer qu’aucun de ses collègues ne souhaite élargir l’offensive terrestre, à des proportions beaucoup plus grandes que celle qu’il a lui-même supervisée, en dépit du fait que, publiquement, certains d’entre eux ont appelé à démanteler le Hamas.
Certains rapports de presse ont également affirmé hier que le bureau de Netanyahu était responsable de la fuite.
Selon le programme de la radio, mardi soir, lorsque les détails de l’évaluation de l’armée ont été diffusés sur la Deuxième chaîne, les ministres étaient consternés. Tzipi Livni a immédiatement appelé à une enquête, y compris à utiliser des détecteurs de mensonges pour déterminer la source de la fuite, mais Netanyahu a rejeté l’idée, disant que des propos autrement plus importants s’étaient déjà échappés des réunions du cabinet.
Udi Segal, le journaliste de la Deuxième chaîne qui a diffusé les détails de l’évaluation mardi, a appelé le programme radio pour fustiger ses confrères qui, selon lui, portent atteinte à la liberté de parole en accusant les divulgateurs de l’information. Il voulait clarifier une chose : la fuite ne vient pas du bureau du Premier ministre.
la Communauté du Times of Israël !