Macron : « cher Bibi, merci pour ses mots », rappelle avec force la responsabilité de la France
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Le président de la République française a salué la décision de Jacques Chirac de 1995, pour avoir reconnu la responsabilité de la France, avant d’addresser des mots intimes au Premier ministre israélien : « cher Bibi, merci pour ses mots », qui venait de s’exprimer.
#Veldhiv "M. le Premier ministre d'Israël, cher Bibi, merci pour ces mots" – Macron prend la parole https://t.co/ijh6xHXtyh pic.twitter.com/IfMZCjW3zC
— franceinfo (@franceinfo) July 16, 2017
« Se taire ce serait pire, ce serait complice, » dit-il sous les applaudissements.
« Je le redis, c’est bien la France qui a organisé la rafle des 13 152 personnes arrachées à leurs domiciles, pour lesquelles je souhaiterais que nous fassions silence, » mais une ambulance résonne aux alentours à ce moment précis.
« Pas un seul Allemand » ne participa à l’organisation de cette rafle, a poursuivi le chef de l’Etat, qui a dit être « ici pour que se perpétue le fil tendu en 1995 par Jacques Chirac », le premier président de la République à reconnaître en 1995 la responsabilité de la France dans les persécutions antisémites et non celle du seul régime de Vichy.
« Je récuse les accommodements et les subtilités de ceux qui prétendent que Vichy ce n’était pas la France, faisant référence aux responsables français, qui ont lors de la campagne présidentielle, remis en cause ce fait. A l’instar de Marine Le Pen et Henri Guaino.
💬 Emmanuel Macron : "Oui, c'est bien la France qui organisa la rafle du #veldhiv puis la déportation". pic.twitter.com/6WnNjN7XAD
— LCI (@LCI) July 16, 2017
Il rappelle le combat souterrain « pour que rien ne soit oublié » et contre ceux qui font acte de relativisme, et de Gaulle et Mitterrand « qui restèrent mutiques » jusqu’à ce que « les témoins et les survivants parlent, [que] les archives s’ouvrent, [que] les historiens travaillent et que la vérité implacable, irrévocable, soit révélée. »
Il salue ceux « qui osent un examen de conscience, » car « c’est être fort » et « réconcilier son peuple pour que chacun retrouve sa place … et voir avec fierté ceux qui ont dit ‘non’, « cette moisson de héros, » « le ferment de notre fierté nationale. »
Il remercie « solennellement » Serge Klarsfeld qui a patiemment retrouvé les victimes et les enfants déportés, qui sont désormais, les « nôtres, » et qui ont été « humiliés par les cendres. »
#Veldhiv "En France, aujourd'hui, cette corruption des esprits, le racisme et l'antisémitisme sont encore présents" – Macron pic.twitter.com/MNdbLqvVoN
— franceinfo (@franceinfo) July 16, 2017
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