Rachel Jedinak : ‘la vie ne tient parfois qu’à trois mots’
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Sauvée grâce à sa mère, elle rappelle que c’est sa concierge qui l’avait dénoncée, avant d’être aux côtés d’autres juifs parqués au cinéma de la Bellevilloise dans le 20e arrondissement de la capitale.
Elle a compris que les Parisiens n’étaient pas tous d’accord, quand elle voyait des Français faisant un signe de croix, alors que d’autres riaient avec un air « goguenard ».
« Je me suis agrippée fortement à la robe de ma mère ».
Sa mère l’a giflée, « un acte d’amour », compris bien plus tard, explique-t-elle.
« Lorsque je témoigne devant des jeunes, je leur dis ‘la vie ne tient parfois qu’à trois mots, ‘Fichez le camp’. » Une phrase qu’un policier français lui avait dit à sa soeur et elle, les sauvant ainsi.
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