Loi de l’État-nation : 8 ex-chefs de la police réclament un amendement
Un sondage indique que la plupart des Israéliens soutiennent la loi, mais aussi la revendication des Druzes contre la loi considérée comme excluant les minorités
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De nombreux anciens chefs de la police israélienne et d’autres hauts fonctionnaires se sont prononcés contre la nouvelle loi définissant Israël comme l’État-nation du peuple juif, ajoutant leur voix à un chœur croissant d’opposition à la loi.
La loi, adoptée plus tôt ce mois-ci, a ébranlé le pays en suscitant de plus en plus de critiques à l’égard de dispositions que beaucoup qualifient de discriminatoires à l’égard des minorités. Cependant, un sondage publié lundi a montré qu’une majorité d’Israéliens soutient cette loi.
Lundi, huit anciens chefs de la police ont signé une lettre demandant que la loi soit modifiée et exprimant leur soutien à la contestation des minorités.
« Nous appelons les membres du gouvernement à modifier la loi sur l’État-nation de façon à donner une juste formulation au statut des communautés ethniques [minoritaires] afin qu’il soit absolument identique aux droits que la loi nous accorde en tant que fils de ce pays », a déclaré la chaîne d’information Hadashot TV, citant la lettre.
La lettre a été signée par 78 anciens hauts responsables, dont les chefs de police Yaakov Terner, Rafi Peled, Asaf Hefetz, Yehuda Vilk, Shlomo Aharonishki, Moshe Karadi, Dudi Cohen et Yohanan Danino.
La lettre a été envoyée au gouvernement ainsi qu’au chef de la police actuel, Roni Alsheich, au chef d’état-major de Tsahal Gadi Eizenkot et au procureur général Avichai Mandelblit, d’après la chaîne Hadashot.
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