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L’UE vote contre un point de l’ordre du jour des Nations unies ciblant Israël

Des pays européens, avec le Japon et le Brésil, ont pris position contre le Point 7, ordre du jour permanent qui ne vise qu'Israël

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas devant le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies, à Genève, le 27 février 2017. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas devant le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies, à Genève, le 27 février 2017. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)

JTA — Dans un renversement politique majeur par des membres occidentaux du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, tous ses états membres de l’Union européenne ont voté contre un point permanent de l’ordre du jour permanent qui stigmatise Israël.

Le vote de vendredi constitue la première fois que des États membres de l’UE, avec le Brésil et le Japon, se sont exprimés contre le Point 7 – une proposition de résolution récurrente qui est le seul point permanent de l’ordre du jour qui ne vise qu’un seul pays. La proposition de résolution a été adoptée malgré l’opposition des Occidentaux, avec 26 voix pour et 16 contre, dont l’Australie et plusieurs autres pays.

Alors que les nations européennes se sont généralement abstenues de voter sur le Point 7 lors de sessions du Conseil des droits de l’homme, tous les états membres de cette année ont pris la décision commune de s’y opposer, citant sa dimension « déséquilibrée », comme l’a déclaré le représentant de la Bulgarie dans un communiqué au nom de l’ensemble du bloc européen.

Cinq pays du conseil se sont abstenus.

Il s’agissait de la première fois que le Brésil votait contre l’Article 7, qu’il avait tendance à soutenir.

Le représentant palestinien a déclaré au Conseil : « Si vous protégez Israël, cela vous détruira tous ». Il a également dit que le caractère d’Israël en tant qu’Etat juif relevait « du racisme honteux ».

Lors d’un précédent vote, tous les États de l’UE au conseil à part le Royaume-Uni avaient voté contre l’adoption d’un rapport des Nations unies accusant Israël de crimes de guerre à Gaza. Le représentant britannique s’était abstenu aux côtés de l’Inde et de l’Islande, deux pays qui par le passé se sont prononcés en faveur de résolutions stigmatisant Israël. L’Ukraine, le Brésil et l’Australie étaient parmi les huit pays à voter contre la résolution, adoptée grâce à une majorité de 23 voix pour et 15 abstentions. Israël a rejeté ce rapport comme étant factuellement incorrect et présentant des « preuves claires d’une partialité politique » à l’égard de l’Etat juif.

Des émeutiers palestiniens brûlent des pneus lors d’une manifestation à proximité de la frontière le long de la frontière avec Israël, à l’est de la bande de Gaza, le 22 février 2019. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

L’année dernière, les Etats-Unis se sont retirés du Conseil des droits de l’homme. Nikki Haley, alors ambassadrice américaine auprès des Nations unies, avait qualifié le Conseil de « fosse septique de partisanisme politique ».

Le Point 7 comprend quatre résolutions. L’une d’elles stipule que le Conseil est « profondément préoccupé par le souffrance des citoyens syriens dans le plateau du Golan syrien occupé, du fait des violations systématiques et continues de leurs droits humains fondamentaux depuis l’occupation militaire israélienne de 1967 ». La résolution n’évoque pas le massacre des milliers de Syriens par leur gouvernement et d’autres forces impliquées dans les combats en Syrie.

Une autre résolution « appelle Israël, la puissance occupante, à mettre un terme immédiatement à son occupation du territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est ». La résolution n’évoque pas le terrorisme palestinien.

La troisième résolution exprime « des préoccupations graves de violations continues du droit humanitaire international et de la violation systématique des droits humains du peuple palestinien par Israël, la puissance occupante ».

La quatrième résolution, intitulée la « Situation des droits de l’homme en Palestine et dans d’autres territoires arabes occupés », n’évoque pas le terrorisme, mais seulement les « Israéliens extrémistes ».

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