Lyon : 2 hommes poursuivis pour une escroquerie à plus de 3 millions d’euros
Les deux cousins sont poursuivis pour escroquerie en bande organisée et blanchiment d'argent ; ils auraient vendu des diamants qui n'existaient pas
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Deux hommes soupçonnés d’une vaste escroquerie aux diamants portant sur plus de trois millions d’euros ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire à Lyon, a indiqué vendredi une source proche de l’enquête.
Déférés au parquet fin janvier et début février, les deux cousins sont poursuivis pour « escroquerie en bande organisée » et « blanchiment » et ont « contesté » les faits, a ajouté cette source confirmant une information du quotidien régional Le Progrès.
Immatriculée depuis 2016 en Angleterre, la société « Stock Diamond Limited », qui a une filiale à Lyon, « démarchait des investisseurs pour acheter des diamants à des fins de placement ».
Quelque deux cents clients auraient versé de 2 500 à 40 000 euros à l’entreprise pour acquérir des pierres qu’ils n’ont jamais reçues, selon les enquêteurs.
Selon le quotidien l’Est Républicain, qui a révélé l’escroquerie fin février, les « courtiers peu scrupuleux » leur faisaient miroiter « des rendements de 8 % ».
« C’est un signalement au parquet par un service administratif » qui a abouti à l’interpellation sur le territoire des deux hommes, dont l’un est né en 1968, et l’ouverture d’une information judiciaire, a précisé la source proche de l’enquête.
Selon elle, l’affaire à une « dimension internationale du fait de la domiciliation de la société et de l’un des mis en cause, avec des liens possibles avec Israël ».
« Les victimes présumées se trouvent un peu partout en France, même en Guyane et à la Réunion », a indiqué à l’AFP Guy Grandgirard, président de l’Association de défense des consommateurs de Lorraine (ADC 54) qui suit l’affaire.
« On avait reçu des spams de la société sur notre boîte aux lettres internet et on a vu derrière ce qu’il y avait », a expliqué le responsable de l’association qui s’est portée partie civile lundi.
« Dans l’intérêt collectif du consommateur évidemment », a-t-il conclu.
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