Macron dit croire en une laïcité de « bon sens républicain »
"Un enfant de la République, qu'il soit juif, musulman, protestant ou catholique, doit être dans l'école de la République", a rappelé le président français au dîner du Crif

Le président Emmanuel Macron a dit mercredi soir « croire à la laïcité de 1905, qui a toujours été la soeur du bon sens républicain », défendant sa vision contre ceux qui « ont parfois pensé qu’elle n’était pas assez dure ou assez ferme ».
Lors du 33e dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), le chef de l’Etat a souligné l’importance de mener à l’école « un combat exigeant pour la laïcité, et la laïcité sans qualificatif, celle de notre République ».
« Je crois à la laïcité de 1905 (année de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, NDLR), mais la laïcité de 1905 a toujours été la sœur du bon sens républicain », a-t-il estimé. « J’ai constamment cherché à avoir cette vision – certains ont parfois pensé qu’elle n’était pas assez dure ou assez ferme », a-t-il aussi indiqué.
Pour Emmanuel Macron, la laïcité « échoue à chaque fois qu’on laisse à l’école des messages ou des comportements se faire à l’encontre de quelqu’un parce que sa religion est ceci ou cela ». « Mais nous sommes aussi en échec à chaque fois que nous ne savons pas donner sa place » à l’élève qui croit et qui a « sa part privée de religion », a-t-il complété.
« J’ai une tristesse réelle », a-t-il argumenté, « quand je vois des parents qui décident que leurs enfants vont quitter l’école de la République parce qu’on n’a pas réussi à faire que les examens les plus importants n’étaient plus organisés le samedi matin », lors du shabbat, jour de repos dans le judaïsme. Par le passé, cet aménagement « s’est toujours fait » de « manière dépassionnée », a fait valoir Emmanuel Macron. Ce qui n’a rien à voir avec des « accommodements », qui relèvent d’une « vision multiculturaliste que nous n’avons pas ».
Autre exemple pris par le président de la République, celui des repas de substitution, sans porc : « On ne fait jamais avancer le débat sur la laïcité (…) à l’école lorsqu’on fait des débats nationaux des menus de cantines de telle ou telle ville, (…), c’est une fausse bonne idée absolue ».
« Un enfant de la République, qu’il soit juif, musulman, protestant ou catholique, doit être dans l’école de la République au maximum », a-t-il martelé, « parce que c’est là qu’il apprendra à vivre avec l’autre ».
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