Mladenov condamne le tir de roquette contre Ashkelon de mercredi
Cette 2e attaque en 3 jours intervient après des menaces du Hamas de répliquer à toutes représailles israéliennes
Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Une roquette tirée mercredi soir de la bande de Gaza a touché une zone ouverte de la ville d’Ashkelon, sans faire ni blessé, ni dégât, a annoncé l’armée. Il s’agit de la deuxième attaque en une semaine.
Nickolay Mladenov, le coordinateur spécial pour le processus de paix au Moyen Orient, a condamné jeudi le tir de roquette.
« Je condamne le tir de roquette d’hier [mercredi] depuis Gaza vers Israël. Il s’agit du troisième incident de ce type ces 30 derniers jours, après une période d’accalmie de presque quatre mois. De telles provocations ne cherchent qu’à compromettre la paix », a-t-il déclaré dans un communiqué.
« J’appelle toutes les parties responsables à exercer le maximum de retenue, à éviter l’escalade et à empêcher les incidents qui mettent en danger la vie des Palestiniens et des Israéliens. »
La sirène d’alerte n’a pas été déclenchée car la roquette se dirigeait vers une zone non habitée.
La roquette a touché la région de Hof Ashkelon peu après 23h00 mercredi, a indiqué l’armée israélienne. Les soldats israéliens ont commencé à fouiller la zone pour localiser la roquette, a-telle ajouté.
Aucun groupe terroriste n’a revendiqué l’attaque. L’armée israélienne n’aurait pas encore organisé de représailles.
Lundi, une roquette a été tirée depuis la bande de Gaza vers la région de Shaar Hanegev et a touché une zone ouverte.
Quelques heures après, l’armée de l’air israélienne a bombardé de multiples cibles dans la bande de Gaza.
Des tanks israéliens déployés à la frontière ont également visé plusieurs cibles, selon l’AFP. Le ministère gazaoui de la Santé avait indiqué que quatre Palestiniens avaient été légèrement blessés par des frappes aériennes à l’est de Rafah, selon les médias palestiniens.
Le 6 février, une roquette tirée depuis le nord de Gaza avait déjà touché une zone ouverte de la région de Hof Ashkelon, la première salve d’un échange qui avait duré toute la journée entre l’armée israélienne et les groupes terroristes gazaouis.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait alors affirmé qu’Israël ne tolèrerait pas une « pluie » de roquettes « sans réponse ».
« Ma politique est de répondre fortement à tout tir de roquette, a déclaré Netanyahu. Nous sommes fermes dans cette réponse. »
La plupart des roquettes tirées depuis la guerre de 2014 l’ont été par des groupes salafistes radicaux, et pas par le Hamas. Israël tient cependant le Hamas, le groupe terroriste sunnite qui dirige l’enclave depuis 10 ans, pour responsable de tout tir de roquette provenant de la bande de Gaza.
La branche militaire du Hamas a menacé mardi de répliquer contre Israël si l’Etat juif frappait Gaza.
« L’ennemi ne comprend que le langage de la force, et parfois, le silence est interprété comme de la faiblesse par l’ennemi. Par conséquent, toute agression similaire à celles d’hier [lundi] déclenchera une réaction de la part de la résistance, dirigée par les brigades al-Qassam », a déclaré Abu Obeida, porte-parole des Brigades Ezzedine al-Qassam, à la chaîne télévisée Al-Aqsa.
Mardi, la sirène d’alerte au missile s’est déclenchée dans la région de Shaar Hanegev, au nord est de la bande de Gaza, mais aucun projectile n’avait été tiré.
Un porte-parole de l’armée a indiqué que l’alarme n’aurait pas été déclenchée par une roquette tirée depuis Gaza et qui n’aurait pas atteint Israël, mais n’a pas précisé pourquoi elle avait résonné.
Dov Lieber a contribué à cet article.
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