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Natalie Portman adapte un film qui fait écho à son histoire

C'est la première fois que l'actrice se rend en tant que réalisatrice au festival de Cannes

Natalie Portman (Crédit : CC BY-SoletronFresh/Flickr)
Natalie Portman (Crédit : CC BY-SoletronFresh/Flickr)

Natalie Portman, qui présente vendredi à Cannes son premier film « Une Histoire d’amour et de ténèbres », oeuvre qui fait écho à sa propre histoire, a débuté sa carrière à 11 ans avant de devenir une star mondiale avec « Star Wars » et « Black Swan ».

Tiré du livre éponyme de l’Israélien Amos Oz, qui raconte l’histoire de sa famille, des juifs d’Europe de l’Est partis pour la Palestine, le film s’attache à la figure de la mère de l’écrivain, incarnée par Natalie Portman.

Il a été tourné à Jérusalem, ville natale de l’actrice qu’elle a quittée à l’âge de 3 ans pour partir vivre aux Etats-Unis.

L’idée de le réaliser lui est venue il y a dix ans, dans la foulée du tournage de « Free Zone », de l’Israélien Amos Gita, où elle tient le rôle principal.

« A la fin du tournage, j’ai organisé une fête pendant laquelle Rivka, mon épouse, a offert le livre d’Amos Oz à Natalie Portman », raconte le cinéaste dans un entretien à L’Express.

L’actrice a alors 25 ans, elle est une star planétaire depuis 1999 et son rôle de Padmé Amidala dans « Star Wars, épisode I: La Menace fantôme ».

Sa notoriété ne l’a toutefois pas empêchée de poursuivre de brillantes études, récompensées par un diplôme à Harvard. Elle a aussi séjourné un semestre à l’Université hébraïque de Jérusalem pour apprendre l’hébreu et l’arabe.

Née le 9 juin 1981 à Jérusalem d’un père médecin israélien et d’une mère artiste américaine, elle s’est installée avec ses parents dans le Connecticut, près de New York, à l’âge de trois ans.

Mais elle est toujours restée proche de ses racines israéliennes. Ses arrière-grands-parents paternels sont morts à Auschwitz.

« Je chéris ma vie privée »

Sa carrière d’actrice a débuté à l’écran alors qu’elle n’a que 11 ans dans le film de Luc Besson, « Léon » où elle donnait la réplique à Jean Reno.

Brune menue au visage délicat, elle a refusé très tôt de se laisser enfermer dans un personnage de sex-symbol ou de nymphe: elle n’a pas voulu du rôle principal d’un remake de « Lolita » en 1997 parce que c’était « glauque », et celui de « Roméo et Juliette » parce qu’elle estimait la différence d’âge trop importante avec Leonardo DiCaprio.

Elle a également voulu snober « Ma mère, moi et ma mère » avec Susan Sarandon à cause d’une scène nue, avant que Sarandon demande à ce que la scène soit supprimée pour que la jeune actrice accepte finalement le rôle.

« Je chéris ma vie privée et ma sécurité bien plus que le fait de décrocher des rôles en montrant mes seins sur des magazines ou d’être un sex-symbol dans des films », avait-elle affirmé en 2000 dans une interview.

Après « Léon », elle a enchaîné des films avec les plus grands réalisateurs et acteurs: « Heat » de Michael Mann, avec Al Pacino, « Tout le monde dit I love you » de Woody Allen, avec Julia Roberts et Goldie Hawn (1996). Elle a aussi joué dans « Le Journal d’Anne Frank » sur les planches à New York.

C’est en interprétant la reine Amidala dans les épisodes I à III de la saga « Star Wars » (1999, 2002 et 2005), sous la direction de George Lucas, que sa renommée a pris un tour planétaire.

Elle a décroché l’Oscar de la meilleure actrice et le Golden Globe équivalent grâce à son rôle de danseuse schizophrène dans le thriller psychologique « Black Swan » (2011).

C’est à l’occasion de ce tournage qu’elle rencontre le danseur français Benjamin Millepied, consultant chorégraphe sur le film, qu’elle épousera en août 2012.

Le couple a eu un petit garçon prénommé Aleph, première lettre de l’alphabet hébreu, et vit depuis octobre 2014 à Paris où Benjamin Millepied a été nommé directeur de la danse à l’Opéra.

Dans une récente interview au « Hollywood Reporter » début mai, l’actrice s’est dite « nerveuse » en tant que juive à Paris, tout en précisant qu’elle se sentirait « nerveuse d’être un homme noir » aux États-Unis.

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