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Netanyahu : le régime d’Assad n’est pas le souci d’Israël

Le Premier ministre a insisté sur le fait que les forces iraniennes ne seront pas tolérées, "ni près de notre frontière - ni nulle part ailleurs en Syrie"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors de la conférence Cyber Week à l'Université de Tel Aviv le 20 juin 2018. (Miriam Alster/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors de la conférence Cyber Week à l'Université de Tel Aviv le 20 juin 2018. (Miriam Alster/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré jeudi que le régime du président syrien Bashar el-Assad n’est pas ce qui préoccupe Israël, mais il ne tolérera pas que les forces iraniennes, soutenues par Assad, agissent en Syrie.

« Nous n’avons eu aucun problème avec le régime d’Assad », a déclaré M. Netanyahu lors d’une conférence de presse avant de rentrer en Israël depuis la Russie.

« Pendant 40 ans, pas une seule balle n’a été tirée sur le plateau du Golan. »

La déclaration du Premier ministre est intervenue quelques heures après qu’Israël a effectué des frappes aériennes dans le sud de la Syrie, ciblant trois positions du régime dans la région de Qouneitra, près de la frontière, après qu’un drone syrien a été abattu par les militaires après son entrée dans l’espace aérien israélien.

La Syrie s’est désintégrée dans une guerre civile sanglante en 2011 qui a fait des centaines de milliers de morts et des millions de déplacés. L’ONU a accusé le régime d’Assad et les rebelles d’avoir commis des crimes de guerre pendant le conflit.

Une affiche géante de Bashar el-Assad et de Vladimir Poutine à Alep, le 9 mars 2017. (Crédit : Joseph Eid/AFP)

M. Netanyahu a également insisté sur le fait que les forces iraniennes ne seront pas tolérées, « ni près de notre frontière, ni nulle part ailleurs en Syrie », a-t-il précisé.

« J’ai établi une politique claire selon laquelle nous n’intervenons pas et nous ne sommes pas intervenus. Cela n’a pas changé. Ce qui nous préoccupe, c’est l’État islamique et le Hezbollah, et cela n’a pas changé non plus. Le cœur du problème est de préserver notre liberté d’agir contre ceux qui nous attaquent. La deuxième chose est d’expulser les Iraniens du territoire syrien », a insisté Netanyahu.

Bien que la Russie ne semble pas avoir accepté la demande d’Israël pour que l’Iran se retire complètement de la Syrie, elle a accepté de contraindre les forces et les mandataires de la République islamique à quitter les zones les plus proches de la frontière avec Israël.

Selon le réseau Kan, Netanyahu a déclaré que la Russie a fait se déplacer les forces pro-iraniennes à des dizaines de kilomètres de la frontière syrienne avec Israël.

Une photo prise le 30 juin 2018 depuis les hauteurs du Golan montre des réfugiés en train de construire une nouvelle tente dans un camp de déplacés syriens près du village syrien de Burayqah, dans la province de Quneitra, dans le sud du pays. (AFP/JALAA MAREY)

Israël a depuis plusieurs années mis en garde contre les tentatives de l’Iran de se fixer en Syrie et a mené une campagne discrète pour empêcher Téhéran d’établir un nouveau front à sa frontière.

« Plus tôt dans la journée [de mercredi], un drone a été lancé depuis la Syrie vers Israël, et a parcouru 9,6 kilomètres dans l’espace aérien israélien, menaçant la sécurité des villes et villages du nord d’Israël. Heureusement, l’armée israélienne a intercepté le drone, empêchant qu’un incident sécuritaire plus grave se produise », a écrit mercredi l’envoyé israélien Danny Danon au Conseil de Sécurité de l’ONU.

L’ambassadeur Danon a souligné que cet incident survient dans un contexte de tensions accrues à la frontière israélo-syrienne. » Nous avons mis en garde le Conseil de Sécurité à maintes reprises sur les activités déstabilisantes qui se déroulent en Syrie, et les menaces que cela représente pour Israël et le Moyen-Orient. Israël tient le gouvernement israélien pour responsable de toutes les attaques qui proviennent de son territoire. Nous ne tolérerons aucune violation de l’accord de désengagement de 1974 et nous continuerons à défendre nos citoyens et notre territoire des menaces et des atteintes à notre souveraineté », a-t-il poursuivi.

« J’exhorte le Conseil de sécurité à condamner cette attaque dangereuse qui ne menace pas qu’Israël, mais [qui menace] la stabilité de l’ensemble de la région », a conclu l’ambassadeur Danon.

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