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Netanyahu : l’invitation au centenaire de Balfour “en dit long” sur les relations israélo-britanniques

Le Premier ministre oppose la chaleur de May envers Israël au projet de l’AP de poursuivre le Royaume-Uni pour l’historique déclaration de 1917

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères Boris Johnson dans la pièce où Lord Arthur Balfour a signé sa célèbre déclaration en 1917, le 6 février 2017. (Crédit : Facebook)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères Boris Johnson dans la pièce où Lord Arthur Balfour a signé sa célèbre déclaration en 1917, le 6 février 2017. (Crédit : Facebook)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré lundi, pendant une visite officielle au Royaume-Uni, qu’une invitation qu’il avait reçue de la part de la Première ministre britannique Theresa May pour assister aux célébrations en novembre du centenaire de la déclaration Balfour, à Londres, « en dit long » sur les relations entre Jérusalem et Londres.

« Alors que les Palestiniens veulent poursuivre le Royaume-Uni pour la déclaration Balfour, la Première ministre britannique invite le Premier ministre israélien à un évènement marquant le 100e anniversaire de la déclaration. Ceci en dit long », a déclaré Netanyahu.

En juillet, l’Autorité palestinienne (AP) avait annoncé qu’elle comptait poursuivre en justice le gouvernement britannique pour le document de 1917, qui a ouvert la voie à la création de l’Etat d’Israël.

Riyad al-Maliki, ministre des Affaires étrangères de l’AP, avait à l’époque déclaré que Londres était responsable de tous les « crimes israéliens » commis depuis la fin du Mandat britannique en 1948.

Riyad al-Maliki, ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne. (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)
Riyad al-Maliki, ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne. (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

La décision, avait déclaré al-Maliki, « a donné à des gens qui n’étaient pas d’ici quelque chose qui n’était pas à eux. »

Signée le 2 novembre 1917 par Arthur James Balfour, alors secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères du Royaume-Uni, la déclaration annonçait l’intention de son gouvernement de mettre en place « un foyer national pour le peuple juif » en Terre d’Israël.

Elle a été perçue comme la reconnaissance officielle du mouvement sioniste et un soutien de la part d’une puissance majeure, à la veille de la conquête britannique du territoire de Palestine, alors sous domination ottomane.

En octobre, l’agence de presse palestinienne officielle Wafa avait annoncé le début d’une campagne d’un an pour commémorer les 100 ans du « crime » de la déclaration Balfour.

Affirmant que la déclaration était un « projet colonial », Taysir Khalid, membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a déclaré que les efforts palestiniens avaient pour objectif « de rappeler au monde et particulièrement à la Grande-Bretagne qu’ils doivent prendre leur responsabilité historique et expier le grand crime que la Grande-Bretagne a commis contre le peuple palestinien. »

Lord Arthur James Balfour, secrétaire aux Affaires étrangères du Royaume-Uni en 1917, et le texte de la déclaration qui porte son nom et soutient l'établissement d'un foyer national juif en Palestine. (Crédit : Domaine public/Wikipédia)
Lord Arthur James Balfour, secrétaire aux Affaires étrangères du Royaume-Uni en 1917, et le texte de la déclaration qui porte son nom et soutient l’établissement d’un foyer national juif en Palestine. (Crédit : Domaine public/Wikipédia)

Devant les Nations unies en septembre, Netanyahu avait attaqué le projet de l’AP, en le citant comme un exemple de plus du refus des Palestiniens d’accepter le droit d’Israël à exister en tant qu’Etat juif.

« C’était il y a presque 100 ans. Vous parlez de rester coincé dans le passé ! Les Palestiniens pourraient tout aussi bien poursuivre l’Iran pour la déclaration de Cyrus, ou porter plainte contre Abraham, qui a acheté des terres à Hébron », avait déclaré Netanyahu, en citant l’édit perse permettant aux Juifs de retourner en Judée en 539 avant l’ère commune, et le patriarche biblique.

Raphael Ahren a contribué à cet article.

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