Rechercher

Pakistan : Facebook supprime des filtres appelant à tuer une minorité religieuse

Les Ahmadis forment une minorité religieuse persécutée au Pakistan, alors que les discours de haine prolifèrent sur les réseaux sociaux

Le campus pakistanais de l'Université Ahmadiyya, à Rabwah. (Crédit photo : Domaine public)
Le campus pakistanais de l'Université Ahmadiyya, à Rabwah. (Crédit photo : Domaine public)

Facebook a annoncé mercredi avoir supprimé des filtres appelant à tuer les Ahmadis, une minorité religieuse persécutée au Pakistan, alors que les discours de haine prolifèrent sur les réseaux sociaux.

« Nous avons supprimé les filtres en question pour violation de nos règles, et nous nous sommes assurés qu’ils ne sont plus disponibles pour une utilisation future », a déclaré à l’AFP un porte-parole de Facebook.

« Nous ne tolérons aucun contenu – y compris tout contenu partagé dans les cadres de profil – qui incite à la violence, et nous supprimons ce type de contenu dès que nous en prenons connaissance », a-t-il ajouté par mail.

Les filtres permettent d’ajouter un message ou une image sur les photos de profil des internautes, souvent pour promouvoir une cause ou commémorer un évènement. Celui-ci, largement utilisé au Pakistan, appelait à la « mort » des Ahmadis en ourdou, la langue nationale.

Les Ahmadis sont une branche de l’islam considérée comme hérétique et persécutée de longue date au Pakistan car ses membres croient en un prophète postérieur à Mahomet.

Ils y ont été déclarés non-musulmans il y a des décennies et sont devenus la cible de violences et de discriminations.

Le filtre a proliféré sur Facebook après que le président américain Donald Trump a rencontré des membres de cette communauté, dont un représentant pakistanais, à la Maison Blanche.

Facebook a désactivé 2,19 milliards de faux comptes au premier trimestre 2019, soit près du double des trois mois précédents.

Sur cette même période, le réseau social a supprimé quatre millions de messages considérés comme haineux. Il dit continuer d’investir pour mieux détecter ce type de contenu dans diverses langues et régions.

La plateforme reste cependant critiquée pour, selon ses détracteurs, sa recherche du profit plutôt que la protection de ses utilisateurs ou la lutte contre la tromperie, l’intimidation et le harcèlement.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.