Peine aggravée pour un terroriste palestinien en tentative de meurtre
Un tribunal militaire a annulé la condamnation d'un résident de Hébron pour voies de fait graves et conclut qu'il avait l'intention de tuer une Israélienne, qu'il a poignardée
Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Une cour d’appel militaire a accepté lundi une requête déposée par l’accusation militaire pour durcir la peine d’un Palestinien qui a poignardé une femme israélienne en Cisjordanie en 2015.
Le président de la Cour d’appel militaire, le juge Netanel Benisho, a condamné Hamza Faiz pour tentative de meurtre sur Nirit Zamora, aggravant ainsi la peine pour coups et blessures qui avait été prononcée en avril 2018.
À cette époque, le tribunal militaire de Judée avait conclu qu’il n’était pas possible de prouver que Faiz avait l’intention de tuer Zamora lorsqu’il l’a poignardée dans le dos à la jonction de Gush Etzion le 28 octobre 2015.
Zamora a survécu à l’incident, après avoir été transportée d’urgence à l’hôpital avec le couteau encore logé dans son dos.
La mère de huit enfants se trouvait sur le parking du supermarché Rami Levy lorsque le résident palestinien de Hébron lui a couru après en criant « Allahu Akbar ». Il n’a réussi à la poignarder qu’une seule fois par derrière parce que le manche de son couteau s’est cassé.
Les juges ont utilisé ce fait pour soutenir qu’il était impossible de prouver si Faiz aurait poignardé Zamora, une résidente de l’implantation de Beit Haggai, à nouveau. Ils ont également souligné le fait qu’il l’avait poignardée dans le dos et non dans la poitrine avec un couteau relativement court (environ 12 centimètres de long) pour soutenir qu’il n’avait peut-être voulu que la blesser.
Zamora a exprimé sa profonde frustration face à la décision du tribunal militaire, la décrivant comme un second « coup de couteau dans le dos ».
En juillet 2018, le tribunal militaire de Judée a condamné Faiz à 14 ans de prison et lui a ordonné de verser un demi-million de shekels (125 000 euros) d’indemnisation à la victime – une peine considérée comme plus sévère que la peine habituelle pour l’accusation de coups et blessures.
Néanmoins, l’avocat général des armées a demandé à la cour d’appel de durcir la peine, à la suite d’une campagne de pression menée par l’organisation d’aide judiciaire Honenu représentant Zamora.
Dans sa décision de lundi, Benisho a écrit que « le simple fait qu’il n’ait pas utilisé un couteau plus mortel ne change pas la conclusion qui découle des circonstances de l’affaire… qu’il avait l’intention de la tuer ».
Dans une déclaration vidéo enregistrée à l’extérieur de la salle d’audience, Zamora a salué la décision de Benisho, tout en admettant qu’elle aurait souhaité qu’elle soit rendue plus tôt, et non pas suite à un recours en appel.
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