Plainte après l’incinération par erreur d’une femme juive à Paris
"Ça devient cynique quand on sait que ma mère est, non seulement d’origine juive, mais qu’elle a été une survivante de la Shoah", dit le fils de la défunte
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C’est une drôle d’impression qu’a dû ressentir Michel Burtin en se rendant sur la tombe de sa mère, comme il le fait 2 fois par an, au cimetière de Thiais.
La tombe d’Antoinette Frenk, décédée en 2012, était vide.
« J’ai découvert ça moi-même : (…) je me suis rendu compte qu’il n’y avait plus la plaque d’identification, que la tombe était vide », a expliqué Michel Burtin sur France Info, relayé par Ouest France. « Ça devient cynique quand on sait que ma mère est, non seulement d’origine juive, mais qu’elle a été une survivante de la Shoah. »
Sa mère n’était pas enterrée dans le carré juif, mais dans le carré social du cimetière.
« La mairie a procédé en mars 2017 à une « exhumation administrative » suivie d’une crémation. Une pratique interdite par la religion juive » détaille Ouest France.
« L’administration parisienne a commis une faute d’une exceptionnelle gravité en réalisant cette crémation à l’insu de la famille », a déclaré au Figaro, l’avocat du plaignant, Me Axel Metzker, cité par Ouest France. Le journal rappelle qu’il existe une loi depuis 2008 qui contraint les mairies à vérifier s’il existe « une opposition connue ou présumée » du défunt à l’incinération.
« La présence sur une pierre tombale d’un « symbole d’une religion la refusant » doit donc empêcher les autorités d’y recourir, précise le texte » rappelle le quotidien.
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