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Pour l’eurodéputée Riés l’UE doit « inventer de nouveaux chemins pour relancer le processus de paix »

Le 13 décembre, en séance plénière du Parlement européen, Frédérique Ries a réagi en soutenant la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël

L’euro-députée belge Frédérique Ries a pris la parole en séance plénière du Parlement européen pour défendre la décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, prise par Donald Trump, le 6 décembre dernier.

« Comme d’habitude beaucoup d’outrance, commente-elle sur son compte Facebook. Toujours curieux de voir ceux pour qui la paix là-bas devrait se faire en un claquement de doigt, bouter ici le feu au débat ».

Face aux euro-députés, elle a commencé par condamner « avec la plus grande fermeté tous les actes et tous les appels à la violence contre les Juifs de ces derniers jours. Pour le reste, j’ai deux convictions aussi profondes l’une que l’autre. Oui, Jérusalem est la capitale d’Israël depuis plus de 60 ans, l’alpha et l’oméga, l’horizon des Juifs depuis 150 générations. On ne peut pas dire autre chose, sauf à réécrire l’histoire. En cela donc, le président Trump ne fait que rappeler, rétablir même la vérité. En cela, et sur le fond, il a raison ».

« Maintenant, continue-t-elle, sur la forme et sur le moment, contrairement à beaucoup ici, je n’ai pas de boule de cristal et je ne sais pas si, passé le moment des émotions, cette décision américaine sera porteuse de violence à long terme ou si elle a peut-être une chance de faire bouger les lignes. Force est de constater quand même que la diplomatie américaine risque de perdre son statut de médiateur pour les quelques années à venir, et c’est sans doute là la chance et le devoir des Européens: inventer maintenant de nouveaux chemins pour relancer le processus de paix ».

Frédérique Ries, vice-présidente des Amis européens d’Israël, s’est distinguée à plusieurs reprises pour avoir défendu des positions de modération en faveur d’Israël face a des accusations des parlementaires européens.

En 2010, après l’intervention israélienne sur la ‘flottille de la paix’ du Mavi Marmara condamnée par le Parlement européen, elle rappelait qu’a bord du bateau ne se trouvaient pas que “des pacifistes” et, qu’au départ du bateau, des appels au djihad avaient été entendus.

Plus récemment, en juin 2017, l’euro-députée rappelait le sort de Sarah Halimi. « Battue a mort et défenestrée par un jeune musulman radicalisé” Sarah Halimi n’a eu droit à aucune “marche nationale” ni de “Une” dénonçait-elle alors.

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