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« Pour un musée en Palestine » : une exposition d’art en exil à Paris

Le projet s’inspire du "Musée de l'exil", porté dans les années 1980 par des artistes internationaux pour dénoncer l'apartheid en Afrique du Sud à l'époque où Nelson Mandela était encore en prison

Une œuvre d'Henri Cueco, donnée pour la création d'un musée d'art contemporain palestinien, exposée à l'Institut du monde arabe dans le cadre de l'exposition “Pour un musée en Palestine”, inaugurée en février 2017. (Crédit : Association d'art moderne et contemporain en Palestine/site internet de l'IMA)
Une œuvre d'Henri Cueco, donnée pour la création d'un musée d'art contemporain palestinien, exposée à l'Institut du monde arabe dans le cadre de l'exposition “Pour un musée en Palestine”, inaugurée en février 2017. (Crédit : Association d'art moderne et contemporain en Palestine/site internet de l'IMA)

Une collection d’œuvres données par des artistes contemporains en vue de la construction d’un « musée national » à Jérusalem Est a été présentée vendredi à Paris dans le cadre d’une exposition intitulée « Pour un musée en Palestine ».

Le projet s’inspire du « Musée de l’exil », porté dans les années 1980 par des artistes internationaux pour dénoncer l’apartheid en Afrique du Sud à l’époque où Nelson Mandela était encore en prison, a indiqué à l’AFP le plasticien français Ernest Pignon-Ernest, qui a sélectionné les pièces présentées à l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris.

L’objectif, à terme est d’acquérir un terrain et de construire un bâtiment pour accueillir ces œuvres : « nous espérons, mais c’est un combat, que le musée national sera dans la capitale de l’Etat de Palestine, c’est-à-dire à Jérusalem Est », a déclaré Elias Sanbar, ambassadeur de la Palestine à l’UNESCO, au cours d’une conférence de presse.

« Il faut que nous donnions à ce peuple un accès à la beauté […]. J’ai connu des peintres à Gaza qui n’ont jamais vu une peinture de leur vie à part celles qui sont faites à Gaza, ou à travers des reproductions dans des magazines et dans des livres », a-t-il dit.

A l’initiative de ce projet, la délégation de la Palestine à l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) a déjà réuni une centaine d’œuvres, dont des toiles du mouvement Supports/Surfaces de Viallat, des pièces de Gérard Fromanger, Télémaque ou Di Rosa, des photographies de Henri Cartier-Bresson et de Robert Doisneau, des planches de Jacques Tardi. Ces œuvres sont pour le moment stockées à l’IMA.

L'Institut du monde arabe en bord de Seine, à Paris. Illustration. (Crédit : David Monniaux/CC BY-SA 3.0/WikiCommons)
L’Institut du monde arabe en bord de Seine, à Paris. Illustration. (Crédit : David Monniaux/CC BY-SA 3.0/WikiCommons)

L’ambition du projet est également de favoriser la création culturelle en Palestine.

« Les images données par les médias tendent à ne faire paraître que les violences qui existent. Mais au-delà, il y a des peuples, il y a des jeunes, il y a d’extraordinaires créateurs palestiniens », a souligné Jack Lang, directeur de l’Institut du monde arabe où l’exposition sera présentée du 25 février au 26 mars.

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