Remise en service des avions citernes et de transport militaires
L'armée de l'air a indiqué qu'elle reprendrait les vols d'entraînement la semaine prochaine après avoir géré les "failles immédiates" des avions avec un contractuel privé

Le chef de l’armée de l’air israélienne a ordonné vendredi à la flotte militaire d’avions de transport et de ravitaillement pour les vols d’entraînement de reprendre le service la semaine prochaine, après une immobilisation au sol décidée le mois dernier.
Cette décision de ne plus faire voler les avions-cargos de transport – connus en hébreu sous le nom de Karnaf – et l’avion citerne de type Boeing 707, le Reem, avait été prise à parce que les militaires avaient indiqué qu’un contractuel civil n’était pas en mesure d’assurer correctement la maintenance des appareils.
L’immobilisation avait suivi un incident survenu au mois de janvier pendant lequel un avion-cargo C-130 Hercules avait roulé sur une centaine de mètres environ, échouant dans un fossé, pendant une vérification du moteur, blessant les deux employés civils qui effectuaient ce contrôle.
Les militaires ont fait savoir que la décision de remettre les avions en service avait été prise après que l’armée de l’air et l’IAA (Israel Aerospace Industries), chargée de la maintenance de l’appareil, a « remédié aux failles immédiates » et esquissé un plan visant à améliorer la maintenance et le contrôle de la qualité.
Un examen a confirmé jeudi l’amélioration du processus de maintenance, a fait savoir l’armée israélienne, et un plan à long-terme devra être élaboré conformément à la décision prise par la commission d’enquête établie par le chef de l’armée de l’air israélienne, Amikam Norkin.
« L’armée de l’air israélienne continuera à coopérer avec l’IAA qui est une composante centrale de ses capacités opérationnelles », a noté un communiqué émis par l’armée israélienne.
Le mois dernier, les militaires avaient fait savoir que leur enquête avait établi que les employés chargés de la maintenance des avions, au sein de l’IAA, avaient réalisé leur examen du moteur de manière incorrecte, non-conforme aux normes établies par l’armée, et que l’accident était prévisible.
En plus de l’enquête sur l’accident lui-même, les forces aériennes ont fait savoir qu’elles avaient effectué un contrôle aléatoire sur le travail réalisé sur la base de l’IAA où avait eu lieu l’incident et qu’elles avaient découvert que « le niveau de professionnalisme a été inapproprié et les codes de l’armée israélienne – que l’IAA est dans l’obligation de respecter par contrat – n’ont pas été entièrement respectés ».
L’examen a également noté une incapacité à documenter correctement le travail, un mauvais suivi de ce dernier ainsi qu’une gestion médiocre des outils et des équipements, ont ajouté les militaires.
Judah Ari Gross a contribué à cet article.
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