Rechercher

Rêvasser améliorerait notre productivité

Des chercheurs de l'Université de Bar-Ilan affirment que laisser son esprit vagabonder peut stimuler les fonctions cérébrales

David Shamah édite notre section « Start-Up Israel ». Spécialiste depuis plus de dix ans en technologies et en informatique, il est un expert reconnu des start-up israéliennes, de la high-tech, des biotechnologies et des solutions environnementales.

Selon une étude israélienne, rêvasser permet d'être plus efficace (Crédit : Shutterstock)
Selon une étude israélienne, rêvasser permet d'être plus efficace (Crédit : Shutterstock)

Les enseignants devront désormais y réfléchir à deux fois avant de réprimander les élèves qui s’adonnent à la rêverie pendant les cours.

Une nouvelle étude israélienne a en effet constaté que laisser son esprit vagabonder améliore la performance du cerveau et prépare l’esprit à effectuer des tâches complexes.

Dans une étude publiée en février dernier dans la revue scientifique américaine Proceedings of the National Academy of Sciences, des chercheurs de l’Université Bar-Ilan ont pu démontrer que, contrairement à ce que l’on pense, un esprit errant n’est en rien entravé dans sa capacité à accomplir une tâche. Au contraire, sa performance en est améliorée.

Ce surprenant résultat peut se produire en raison de la convergence des deux activités, celle de la « libération de la pensée » et celle des « mécanismes de contrôle », qui se fait dans une seule région du cerveau, comme l’explique le professeur Moshe Bar, directeur du Centre multidisciplinaire de recherche sur le cerveau de l’université.

« Au cours des 15 ou 20 dernières années, les scientifiques ont montré que – contrairement à l’activité neuronale localisée associée à des tâches spécifiques – le vagabondage de l’esprit implique l’activation d’un réseau gigantesque de nombreuses parties du cerveau, » détaille Bar.

« Cette participation croisée dans le cerveau peut être impliquée dans différents résultats comportementaux, tels que la créativité et l’humeur, et peut également contribuer à la capacité de continuer à effectuer la tâche avec succès pendant que l’esprit s’échappe sur un chemin mental agréable, » complète-t-il.

Les chercheurs israéliens ont également pu montrer qu’un stimulus externe peut augmenter considérablement la vitesse à laquelle se produit la rêverie, ce qui à son tour influence positivement la performance dans l’accomplissement d’une tâche.

Selon Bar, l’étude met en évidence le fait que nous n’avons pas nécessairement une durée d’attention cognitive limitée.

« Plutôt que de réduire la capacité des sujets pour finir la tâche, la distraction a légèrement amélioré l’exécution de la tâche, affirme Bar. La stimulation externe a en effet amélioré la capacité cognitive des sujets. »

Pendant l’expérience, les participants ont été sujets à une stimulation transcrânienne à courant continu (STCC), une procédure indolore qui utilise l’électricité de basse intensité pour stimuler des régions spécifiques du cerveau.

On leur a demandé de suivre et de répondre à des chiffres clignotants sur un écran d’ordinateur, puis de rapporter régulièrement la fréquence à laquelle des pensées spontanées, sans rapport avec la tâche donnée, surgissaient.

Selon Bar, les résultats vont bien au-delà de ce qui avait déjà été réalisé en utilisant des études fondées sur l’IRMF (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle), et démontrent le rôle des lobes frontaux dans le développement de la rêvasserie.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.
Se connecter ou rejoindre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres de la Communauté qui payent un abonnement peuvent commenter les articles
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Seuls les membres de la Communauté du ToI peuvent commenter les articles.
Se connecter avec
check your email
Consultez vos emails
Nous vous avons envoyé un email à .
Il contient un lien pour vous connecter.
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.