Sara Netanyahu à nouveau interrogée par la police sur ses dépenses
Une nouvelle preuve aurait été trouvée après que le Bureau du Procureur d’Etat a demandé aux policiers de continuer leur enquête concernant le recours à des fonds publics pour un usage privé

Sara Netanyahu a été convoquée par la police pour y subir un nouvel interrogatoire, jeudi, concernant des irrégularités financières présumées qui auraient été constatées à la résidence du Premier ministre.
Au mois de mai, la police israélienne avait recommandé de poursuivre en justice l’épouse du chef du gouvernement pour fraude aggravée et pour s’être approprié des fonds publics affectés à la résidence du Premier ministre pour en faire un usage privé.
Mais au cours d’une étude du dossier, le Bureau du Procureur d’Etat avait demandé à la police de poursuivre son enquête et c’est dans ce contexte qu’une nouvelle preuve aurait été découverte, selon la dixième chaîne.
Au cours de l’interrogatoire à venir, qui aura lieu jeudi selon la radio israélienne, la police devrait opposer Sara Netanyahu et Ezra Saidoff — ancien directeur-adjointe des opérations au Bureau du Premier ministre –à deux nouveaux témoins.
Une nouvelle preuve aurait émergé lors de la longue session d’un témoignage livré devant l’unité anticorruption Lahav 433 par un ancien gardien de la résidence du Premier ministre, Menny Naftali, le 1er novembre, selon la dixième chaîne.
Naftali avait reçu 170 000 NIS de dommages et intérêts (environ 43,735 dollars) au mois de février, après qu’un tribunal des Prud’hommes a reconnu la véracité de ses allégations de mauvais traitements de la part de Mme Netanyahu durant la période qu’il avait passé à son service, à la Résidence du Premier ministre.
Il avait fourni de longs récits d’humiliation, de remarques racistes et de crises de colère de la part de Sara Netanyahu.
Sara Netanyahu est accusée d’avoir eu un comportement incorrect et d’avoir mal utilisé les fonds publics relatifs à la résidence du Premier ministre. Elle aurait reçu des biens sous de faux prétextes, aurait falsifié des documents et commis des abus de confiance.
Dans deux cas qui ont été énoncés, elle est accusée d’avoir utilisé de l’argent public pour commander de la nourriture pour son usage personnel et dans un troisième, elle aurait puisé dans les fonds du contribuable pour payer les services d’un soignant chargé de veiller sur son vieux père.
Netanyahu dément pour sa part toute irrégularité et a affirmé dans le passé être la victime d’un complot visant à renverser le Premier ministre, clamant que ses anciens employés ont été rémunérés pour témoigner contre elle.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
la Communauté du Times of Israël !