Shapiro revient en détail sur le projet secret de plan de paix régionale de 2016
L'ex ambassadeur américain en Israël précise que les contraintes politiques intérieures en Israël et dans les pays arabes, ainsi que la dynamique arabo-palestinienne complexe, ont rendu difficile la réussite de ce projet
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Sur Twitter, l’ancien ambassadeur des Etats-Unis en Israël Dan Shapiro a confirmé lundi les informations sur l’organisation d’un sommet de paix régionale par les Etats-Unis, Israël, l’Egypte et la Jordanie.
Il a précisé que la dynamique complexe avait rendu les parties impliquées nerveuses à l’idée de prendre le risque de lancer le processus, ce qui a finalement entraîné son échec.
Shapiro a déclaré que l’idée avait été initiée après l’échec des négociations de paix de 2014.
« L’idée a également été discutée tout au long de l’administration Obama, après l’échec des discussions bilatérales israélo-palestiniennes. Si cela marche, aucune raison possible de s’y opposer », a-t-il écrit.
Il a ajouté que bien que les Etats-Unis, Israël et les états sunnites aient accepté l’initiative, les Palestiniens étaient « la partie la moins enthousiaste, craignant d’être court-circuité et pressé d’accepter des termes qu’ils jugeaient inacceptables. »
3/ Building on common interests of Israel and Sunni Arab states has obvious opportunities, obvious benefits — to Israel, to region, to US.
— Dan Shapiro (@DanielBShapiro) February 20, 2017
« Donc nous l’avons testé. Mais cela a été difficile à organiser. Chacun devait donner quelque chose, mais personne ne voulait sauter en premier et être laissé en suspens, a-t-il écrit. Les contraintes politiques intérieures en Israël et dans les pays arabes, et une dynamique arabo-palestinienne compliquée (qui fait pression sur qui) ont rendu cela difficile. »
Shapiro a indiqué que certains membres de l’administration Obama étaient sceptiques devant ce projet, mais que le secrétaire d’Etat John Kerry l’avait quand même défendu. Il a refusé de préciser pourquoi le sommet de paix avait échoué.
7/ Secretary Kerry pursued it doggedly nevertheless, over the intense skepticism of some members of his own staff &others in Administration.
— Dan Shapiro (@DanielBShapiro) February 20, 2017
9/ Suffice it to say that all parties – Arab, Israeli, Palestinian – contributed to the failure by their unwillingness 2 take certain risks.
— Dan Shapiro (@DanielBShapiro) February 20, 2017
Dimanche, Haaretz avait publié un article révélant qu’un sommet secret avait été organisé à Aqaba en 2016 entre Kerry, Netanyahu, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le roi Abdallah II de Jordanie.
Selon le quotidien, dont la plupart des informations ont été confirmées par Netanyahu et d’autres responsables, Netanyahu a refusé la proposition en affirmant que sa coalition de droite ne l’accepterait jamais, et a fait une contre-proposition impliquant les états du Golfe. L’initiative n’a cependant jamais décollé.
Netanyahu et le président américain Donald Trump ont déclaré la semaine dernière qu’ils tenteraient de mettre en place une initiative de paix régionale.
Shapiro a déclaré que l’administration Trump rencontrerait les mêmes obstacles s’ils n’apprenaient pas des erreurs de leurs prédécesseurs et ne faisaient pas plus pression sur les parties.
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