Statut de Jérusalem : vague de critiques après la décision de Trump
Le Royaume-Uni "pas d'accord" ; "sérieuse préoccupation" de l'UE ; Pour le Canada, le statut de Jérusalem suspendu au règlement du conflit ; La Syrie soutient "ceux qui sont loyaux à la cause palestinienne"
La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a exprimé mercredi au nom de l’Union européenne sa « sérieuse préoccupation » après la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.
« L’Union européenne exprime sa sérieuse préoccupation à propos de l’annonce aujourd’hui du président des Etats-Unis Trump sur Jérusalem et les répercussions que cela peut avoir sur la perspective de paix », a affirmé Mme Mogherini dans un communiqué.
Le Royaume-Uni n’est « pas d’accord » avec la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël, a déclaré la Première ministre britannique Theresa May dans un communiqué
« Nous ne sommes pas d’accord avec la décision américaine de transférer son ambassade à Jérusalem et de reconnaître Jérusalem comme la capitale israélienne avant un accord final sur son statut », a déclaré Mme May dans un communiqué, estimant que cette décision n’était « d’aucune aide » pour les perspectives de paix dans la région.
Le Canada a estimé mercredi que le statut de Jérusalem dépend de la résolution du conflit israélo-palestinien, une position critique de la décision du président Donald Trump de reconnaître la Ville sainte comme capitale d’Israël.
« La question du statut de Jérusalem ne peut être résolue que dans le cadre d’un règlement général du conflit israélo-palestinien », a affirmé Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères.
« Nous demeurons fermement engagés envers l’objectif d’une paix juste, globale et durable au Moyen-Orient qui inclut la création d’un Etat palestinien vivant côte à côte avec l’Etat d’Israël dans la paix et dans la sécurité », a-t-elle ajouté dans un communiqué.
Le gouvernement canadien, « allié indéfectible de l’Etat d’Israël », appelle l’ensemble des protagonistes au « calme » et fera son possible pour « soutenir la création de conditions nécessaires pour que les parties puissent trouver une solution ».
« Jérusalem ville sainte, unique au monde. Son futur doit être défini dans le cadre d’un processus de paix basé sur les deux Etats, Israël et Palestine », a réagi sur Twitter du chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni.
« Nous condamnons la déclaration irresponsable de l’administration américaine (…) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l’ONU », a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu sur Twitter.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères affirme que la Tunisie est « profondément préoccupée » et dénonce « une atteinte primordiale au statut juridique et historique de la ville et une violation des décisions de l’ ONU ». « Cette décision pousse à plus de tensions et représente une provocation pour les sentiments des arabes et des musulmans ».
La présidence syrienne, sur page officielle Facebook, estime que « l’avenir de Jérusalem n’est pas déterminé par un Etat ou un président mais par son histoire, sa volonté et la détermination de ceux qui sont loyaux à la cause palestinienne ».
Le Premier ministre libanais Saad Hariri « rejette et dénonce cette décision et annonce aujourd’hui sa plus totale solidarité avec le peuple palestinien ».
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