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Syrie : Paris appelle Moscou à faire cesser les bombardements sur Idleb

Lundi, des frappes aériennes ont tué 37 civils dont 12 enfants, selon l'ONG syrienne OSDH

Un enfant syrien inconscient à l'hôpital de Khan Sheikhun, une ville tenue par les rebelles de la province d'Idleb, après une attaque au gaz toxique, le 4 avril 2017. (Crédit : Omar Haj Kadour/AFP)
Un enfant syrien inconscient à l'hôpital de Khan Sheikhun, une ville tenue par les rebelles de la province d'Idleb, après une attaque au gaz toxique, le 4 avril 2017. (Crédit : Omar Haj Kadour/AFP)

La France a condamné jeudi les récents bombardements aériens du régime syrien et de ses alliés sur la province d’Idleb, qui ont fait des dizaines de morts civils, et a appelé la Russie à empêcher la poursuite de ces raids.

« La France condamne les bombardements aériens auxquels l’armée de Bachar el-Assad et ses alliés ont procédé ces derniers jours, qui ont frappé la population civile et des hôpitaux dans la région d’Idleb et au nord de Hama. Ces actions sont une violation du droit international humanitaire », a déclaré la porte-parole du Quai d’Orsay Agnès Romatet-Espagne.

La province d’Idleb (nord-ouest), contrôlée en grande partie par des jihadistes de l’ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie, est visée depuis deux semaines par des bombardements intenses des forces pro-régime et russe.

Lundi, des frappes aériennes ont tué 37 civils dont 12 enfants, selon l’ONG syrienne OSDH.

La province a pourtant été désignée comme « zone de désescalade » en Syrie, lors des négociations d’Astana (Kazakhstan) entre la Russie et l’Iran, alliés de Damas, et la Turquie, soutien de la rébellion.

Mais la région est aussi l’un des derniers bastions de la rébellion armée.

« La France appelle la Russie et les alliés du régime de Damas à faire respecter les engagements pris à Astana et à empêcher la poursuite de ces bombardements », a poursuivi Mme Romatet-Espagne.

Plus de 330.000 personnes ont été tuées et des millions déplacées depuis le déclenchement du conflit syrien en 2011.

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