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Téhéran réclame l’expulsion d’Irak des rebelles kurdes iraniens

L'Iran a procédé samedi à un tir de missiles contre le quartier-général du PDKI, installé au Kurdistan irakien, près de la frontière iranienne

Des forces de sécurité irakiennes kurdes patrouillent dans une rue du sud de Kirkouk, après des attaques d'hommes armés jihadistes contre la ville, le 22 octobre 2016. (Crédit : Marwan Ibrahim/AFP)
Des forces de sécurité irakiennes kurdes patrouillent dans une rue du sud de Kirkouk, après des attaques d'hommes armés jihadistes contre la ville, le 22 octobre 2016. (Crédit : Marwan Ibrahim/AFP)

Le chef d’état-major de l’armée iranienne a exhorté mardi les autorités de Bagdad et du Kurdistan irakien à « livrer » ou « expulser » les membres de groupes rebelles kurdes iraniens présents en Irak, selon l’agence semi-officielle Isna.

« Ces gens sont des criminels. (Bagdad et Erbil) doivent soit nous livrer ceux qui restent soit les expulser », a déclaré le général de division Mohammad Bagheri, cité par l’agence iranienne.

L’Iran a procédé samedi à un tir de missiles contre le quartier-général du Parti démocratique du Kurdistan d’Iran (PDKI), installé au Kurdistan irakien, près de la frontière iranienne.

Selon le PDKI, 15 personnes ont été tuées dans cette attaque, présentée par Téhéran comme des représailles à plusieurs incursions armées récentes de ce mouvement – qualifié de « terroriste » par l’Iran – sur le territoire de la République islamique.

Selon Isna, le général Bagheri a déclaré que, par le passé, « la région du Kurdistan (irakien avait essayé) d’empêcher » les infiltrations de commandos sur le territoire iranien.

Mais, « depuis l’année dernière » (le nouvel an iranien commence le 21 mars, NDLR), les autorités d’Erbil, « encouragées par les États-Unis », ont laissé faire, a accusé l’officier. « Nous leur avons adressé des mises en garde à plusieurs reprises », a-t-il poursuivi.

En cas de nouveaux « incidents », des raids comme celui de samedi « auront lieu », a menacé le général Bagheri, tout en ajoutant espérer que Téhéran n’aurait pas « besoin de recommencer ».

Le PDKI est le plus ancien parti autonomiste kurde d’Iran. Interdit après la Révolution islamique de 1979, il semble avoir repris des opérations en territoire iranien depuis 2016.

Bagdad avait réagi dimanche au raid iranien contre le PDKI en affirmant que « l’Irak protège la sécurité de ses voisins et refuse que son sol soit utilisé pour menacer ces pays ». « Mais (il) refuse catégoriquement que sa souveraineté territoriale soit violée par le bombardement de quelque cible que ce soit sur son sol sans coordination préalable », avait-il ajouté.

Peuple sans État, les Kurdes sont présents en Turquie, en Syrie, en Irak et en Iran, où ils représenteraient environ 10 % de la population.

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