Tillerson au Moyen-Orient la semaine prochaine, la Syrie au cœur des débats
Le secrétaire d'État américain discutera du conflit syrien également à Amman avec le roi Abdallah II de Jordanie, ainsi que du processus de paix israélo-palestinien
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson se rendra la semaine prochaine au Moyen-Orient et en Turquie sur fond de regain de tensions en Syrie, a annoncé jeudi le département d’Etat américain.
L’une des principales étapes de sa tournée, qui se déroule de dimanche à vendredi 16 février, sera le Koweït pour participer à une réunion ministérielle de la coalition internationale contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, menée par Washington. « Ce sera la première rencontre du secrétaire d’Etat avec ses homologues de la coalition internationale depuis la défaite de l’EI à Raqa », son ex-fief syrien, « et depuis que l’Irak a proclamé la libération de son territoire » début décembre, souligne le département d’Etat dans un communiqué.
La réunion visera à « garantir une défaite durable de l’EI ».
Sur place, il assistera aussi à une partie de la conférence sur la reconstruction de l’Irak prévue à Koweït City de lundi à mercredi.
La Syrie devrait être aussi au coeur de ses entretiens à Ankara : la Turquie, alliée des Etats-Unis au sein de l’Otan, a lancé fin janvier une offensive dans le nord-ouest syrien contre une milice kurde considérée comme « terroriste » par les autorités turques mais soutenue et armée par Washington pour lutter contre l’EI. Cette opération a tendu des relations déjà compliquées.
Selon le département d’Etat, Rex Tillerson va ainsi notamment évoquer à Ankara le cas du président d’Amnesty International en Turquie, Taner Kiliç, en détention provisoire depuis juin 2017 et dont la liberté conditionnelle décidée fin janvier a été presque aussitôt annulée par la justice turque.
« Nous appelons le gouvernement turc à mettre fin à l’état d’urgence, à libérer ceux qui ont été incarcérés de manière arbitraire » après le coup d’Etat raté de l’été 2016 et à « préserver l’Etat de droit », a déclaré mardi la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert.
Rex Tillerson discutera du conflit syrien également à Amman avec le roi Abdallah II de Jordanie, ainsi que du processus de paix israélo-palestinien, d’autant plus moribond que les Palestiniens ne veulent plus discuter avec les Américains depuis que le président Donald Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël.
A Beyrouth, il s’entretiendra avec le président Michel Aoun, le Premier ministre Saad Hariri et le président de l’Assemblée nationale Nabih Berri pour « soutenir le peuple et l’armée libanais ».
Le secrétaire d’Etat va aussi rencontrer de hauts responsables égyptiens au Caire pour « renforcer » le partenariat entre les deux pays.
la Communauté du Times of Israël !
