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Tokyo annonce une aide de 6 milliards USD pour la paix au Moyen-Orient

En amont du sommet du G7, le Japon compte aussi accueillir 150 étudiants syriens sur 5 ans

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, lors d'une conférence de presse à sa résidence officielle à Tokyo, le 20 mars 2014. (Crédit : Kazuhiro Nogi/AFP)
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, lors d'une conférence de presse à sa résidence officielle à Tokyo, le 20 mars 2014. (Crédit : Kazuhiro Nogi/AFP)

« Le gouvernement japonais s’engage à fournir une enveloppe financière d’environ 6 milliards de dollars à la région du Moyen-Orient entre 2016 et 2018, de façon à empêcher la propagation de l’extrémisme », selon une déclaration du ministère des Affaires étrangères japonais.

Sont concernés la Syrie, l’Irak, la Jordanie, la Turquie, le Liban, l’Egypte, la Tunisie, l’Algérie, la Libye, la Palestine, le Yémen, l’Afghanistan et l’Iran.

« Afin de traiter les racines des problèmes qui frappent le Moyen-Orient, dont celui des réfugiés, le Japon met en oeuvre une aide humanitaire à court terme, mais aussi une coopération au développement sur le long terme » notamment via des programmes destinés à 20 000 personnes, est-il expliqué dans le document.

Dans la même optique, l’archipel avait déjà versé l’an dernier 1,5 milliard de dollars, se jugeant plus à même de fournir une assistance financière que d’accueillir des réfugiés.

Il a néanmoins cette fois fait un petit effort en décidant de recevoir « jusqu’à 150 étudiants syriens au cours des cinq prochaines années ».

Le Japon, où domine l’esprit insulaire, a longtemps été allergique à l’accueil d’étrangers afin de préserver son âme et sa culture, et trie ceux qu’il accepte sur son sol.

Il a approuvé les dossiers de seulement 27 réfugiés et rejeté la quasi-totalité des demandes d’asile en 2015 (au nombre de 7.586).

Seulement environ 1,5 million d’étrangers sont installés dans le pays sur une population totale d’un peu plus de 127 millions d’habitants, soit moins de 2 %, ce qui fait du Japon l’un des pays développés les plus fermés au monde.

Le sommet du G7 va réunir les 26 et 27 mai à Ise-Shima, dans le centre de l’archipel, les chefs d’Etat et de gouvernement du Japon, des Etats-Unis, de France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Canada, avec la lutte contre le terrorisme et la crise des réfugiés parmi les principaux sujets de préoccupation.

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