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Turquie : la police à la recherche de 3 « kamikazes » potentiels liés à l’EI

Les médias turcs ont diffusé les photos des trois hommes, identifiés comme Haci Ali Dumaz, Savas Yildiz et Yunus Durmaz, ainsi que leur noms d'emprunt

Savas Yildiz, présenté comme un membre d'une cellule turque du groupe jihadiste Etat islamique, suspect n°1 dans l'attentat-suicide d'Istanbul, la 19 mars 2016 (Crédit : autorisation)
Savas Yildiz, présenté comme un membre d'une cellule turque du groupe jihadiste Etat islamique, suspect n°1 dans l'attentat-suicide d'Istanbul, la 19 mars 2016 (Crédit : autorisation)

La police turque traque trois personnes présentées comme membres du groupe Etat islamique (EI) et susceptibles de commettre des attentats suicide dans la foulée de celui qui a tué quatre touristes étrangers samedi à Istanbul, a rapporté l’agence de presse Dogan.

Selon des sources policières citées par Dogan, les autorités ont obtenu un renseignement selon lequel ces trois citoyens turcs ont reçu pour ordre de commettre des attaques dans des endroits publics très fréquentés, notamment à Istanbul.

Les médias turcs ont diffusé les photos des trois hommes, identifiés comme Haci Ali Dumaz, Savas Yildiz et Yunus Durmaz, ainsi que leur noms d’emprunt.

L’un d’entre eux, Savas Yildiz, a un temps été soupçonné d’être le « kamikaze » qui s’est fait exploser samedi matin dans la célèbre piétonne et commerçante Istiklal, au cœur de la plus grande ville de Turquie, tuant quatre étrangers, trois Israéliens et un Iranien, et blessant au total 39 autres personnes, dont 24 touristes.

Le ministre turc de l’Intérieur Efkan Ala a annoncé dimanche que l’auteur de l’attentat avait été formellement identifié comme Mehmet Öztürk et qu’il était lié à l’EI.

Les autorités turques ont annulé dimanche soir, deux heures seulement avant son coup d’envoi, la rencontre qui devait opposer les deux fameux clubs de football stambouliotes de Galatasaray et Fenerbahçe en raison d’une menace « sérieuse » d’attentat.

La Turquie vît depuis plusieurs mois en état d’alerte renforcée en raison d’une série inédites d’attaques attribuées aux jihadistes ou liée à la reprise du conflit kurde.

L’attentat de l’avenue Istiklal est intervenu six jours seulement après un attentat à la voiture piégée dans le centre d’Ankara qui a tué 35 personnes et a été revendiqué par un groupe radical kurde proche des rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

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