Un artiste italien arrêté pour une fresque représentant Ahed Tamimi
Un autre Italien et un Palestinien sont aussi en détention. Ces arrestations surviennent la veille de la libération de l'ado après 8 mois de prison pour avoir giflé des soldats
Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Les soldats israéliens ont arrêté deux Italiens et un Palestinien qui ont peint une fresque d’Ahed Tamimi sur une section de la barrière de sécurité entre la Cisjordanie et Israël, ont déclaré samedi les Palestiniens.
Un porte-parole de la police des frontières a confirmé ces arrestations et indiqué que les suspects avaient tenté de fuir à bord de leur véhicule. Il a ajouté que les peintures étaient illégales sur la frontière, quelle que soit leur nature.
L’un des artistes qui a été arrêté avait été vu en train de peindre la fresque, mercredi, alors qu’il portait un masque. Il a ultérieurement indiqué s’appeler Agostino Chirwin et être un ressortissant italien.
Des images publiées sur Twitter par le département des affaires de négociation de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont montré les soldats sortant trois individus d’une voiture aux abords d’une section de la barrière de sécurité, à proximité de Bethléem, et les emmenant en vue d’un interrogatoire.
Israeli forces arrest the three Italian artists who painted the mural depicting Ahed Tamimi on the annexation wall in Bethlehem. (video footage ©Baladna Radio) pic.twitter.com/cIxUemXt4X
— Palestine PLO-NAD (@nadplo) July 28, 2018
Cet incident survient vingt-quatre heures avant la libération de Tamimi de la prison de Hasharon, aux côtés de sa mère Nariman.
L’adolescente de 17 ans avait été condamnée à huit mois d’incarcération après avoir été filmée en train de gifler et de bousculer des soldats israéliens aux abords de son domicile dans le village de Nebi Saleh, en Cisjordanie, à la fin de l’année dernière.
Nariman, qui affrontait également les soldats lors de l’incident filmé, avait écopé de la même peine que sa fille.
A leur sortie de prison, les deux femmes devraient se rendre sur le tombeau de feu le leader palestinien Yasser Arafat à Ramallah puis tenir une conférence de presse dans leur village de Nebi Saleh.
L’incarcération d’Ahed avait attiré l’attention dans le monde entier, utilisant l’image de l’adolescente telle une icône palestinienne. Elle est devenue une cause célèbre pour les soutiens des Palestiniens et des rassemblements ont été organisés à plusieurs endroits pour réclamer sa libération.
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