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Un bébé, né d’une mère porteuse, d’un ambassadeur israélien meurt au Népal

Une députée appelle les ministères concernés à lancer une réforme des règles régissant la gestation pour autrui

Une équipe du Magen David Adom au Népal prend soin de l'un des quatre bébés israéliens né de mère porteuse avant de prendre un vol Turkish Airlines  (Crédit : Magen David Adom)
Une équipe du Magen David Adom au Népal prend soin de l'un des quatre bébés israéliens né de mère porteuse avant de prendre un vol Turkish Airlines (Crédit : Magen David Adom)

Un ambassadeur d’Israël a déclaré jeudi que son nourrisson est décédé la nuit précédente, une journée après être né d’une mère porteuse dans un hôpital de campagne au Népal.

Yossef Levy, l’ambassadeur d’Israël en Serbie, a écrit sur Facebook que le garçon, un jumeau, n’a pas survécu à sa première nuit après être né à Katmandou, la capitale du pays frappée par le séisme.

« Il est mort dans un lit étrange, un petit enfant qui n’a pas vécu deux jours », a écrit Levy.

Les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères d’Israël ont indiqué à Radio Israël qu’ils travaillaient pour ramener la jumelle survivante et son père en Israël.

Ce décès a ramené la question des couples israéliens qui se rendent au Népal pour avoir des bébés par gestation pour autrui (GPA) au-devant de la scène médiatique, après qu’Israël s’est précipité pour ramener les bébés en Israël après les deux importants séismes qui ont frappé ces dernières semaines au Népal.

Selon la loi israélienne, les couples homosexuels doivent se rendre à l’étranger s’ils veulent avoir des enfants en ayant recours à une mère porteuse. Les appels à réformer la législation se sont multipliés dans le sillage des secousses sismiques.

« C’était écrit », s’insurge la députée Ayelet Nahmias-Verbin (Union sioniste) sur le site d’informations hébreu Wall, en ajoutant que la mort de l’enfant n’était pas surprenant étant donné les conditions dans lesquelles il est né. « Il y a toujours des répliques au Népal, et il y a encore environ une centaine de bébés à naître dans des conditions difficiles là-bas ».

Nahmias-Verbin a appelé les ministères concernés à autoriser toutes mères porteuses népalaises qui souhaitent venir en Israël à le faire immédiatement. « C’est une chose humaine et appropriée de le faire », explique-t-elle. « Je lance un appel aux autorités pour qu’ils évitent la prochaine catastrophe ».

La première loi sur la GPA Israël est entrée en vigueur en 1996 en Israël, et elle n’a pas été modifiée depuis. Seuls les couples hétérosexuels ont légalement le droit d’avoir recours à la GPA en Israël, et il y a beaucoup de restrictions sur la personne qui peut servir de mère porteuse.

Alors que les couples hétérosexuels doivent passer par un processus de comité onéreux afin d’obtenir l’autorisation d’avoir recours à la GPA, les couples homosexuels sont complètement hors du système juridique. Par conséquent, ils doivent se tourner vers la GPA à l’étranger.

Selon Victoria Gelfand, une avocate de Tel Aviv spécialisée en GPA à l’étranger, il y a peu de pays où les couples homosexuels ont l’option de la maternité par substitution.

Actuellement, seuls les États-Unis, le Népal et le Mexique sont ses options viables. L’Inde a été l’une de ces options pendant des années mais a récemment décidé de cesser de délivrer des visas aux couples homosexuels. En conséquence, beaucoup se sont tournés vers le Népal.

Renee Ghert-Zand contribué à cet article.

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