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Un collectif réclame l’arrêt de la vente d’armements à l’Arabie saoudite

"Solidarité Yémen", composé de plusieurs associations, ONG et formations politiques de gauche, "se bat pour briser le silence assourdissant autour de la guerre au Yémen"

Logo de l'association "Solidarité Yémen". (Crédit : Facebook)
Logo de l'association "Solidarité Yémen". (Crédit : Facebook)

Le collectif « Solidarité Yémen » a réclamé la fin de la vente d’armements par la France « à la coalition menée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis » mardi lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale organisée avec l’appui du PCF.

Ce collectif, composé de plusieurs associations, ONG et formations politiques de gauche, « se bat pour briser le silence assourdissant autour de la guerre au Yémen », un silence « que l’on ne comprend pas », a expliqué Abdessalam Kleiche, co-responsable de la commission transnationale d’EELV.

Le collectif a appelé à un rassemblement jeudi à 18h00 sur l’esplanade des Invalides, près du Palais Bourbon, pour « refuser que le gouvernement continue d’impliquer la France dans cette guerre » et qu’il fasse « pression sur la coalition (…) pour l’arrêt immédiat des bombardements et autres attaques contre des populations civiles ».

« Il faut mettre fin aux phénomènes de blocus, à la destruction des infrastructures et rouvrir des négociations pour faire cesser les combats », a insisté Bernard Dreano, responsable du Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (Cedetim) en soulignant que l’Arabie saoudite est l’un des principaux clients de la France en matière d’armement.

Abdessalam Kleiche, co-responsable de la commission transnationale d’EELV; (Crédit : capture d’écran Faebook)

La France a livré pour 1,38 milliard d’euros d’armement à Ryad l’an dernier, sur un total de 6,7 milliards, faisant de l’Arabie Saoudite son deuxième plus gros client dans ce secteur l’an dernier après l’Égypte.

« Notre politique de défense est structurellement dépendante de la politique des pays du Golfe sans que cela puisse être débattu démocratiquement », a déploré un autre membre du collectif, Tony Fortin, de l’Observatoire des armements, qui milite pour que le Parlement exerce « un véritable pouvoir de contrôle » dans la vente d’armes.

« Quand on demande des précisions (sur les contrats d’armement), on nous répond que c’est de l’ordre du ‘secret défense’ « , a déploré Jean-Paul Lecoq (PCF), membre de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée.

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