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Un député du Shas : nous nous préparons pour de nouvelles élections

Les enquêtes sur Netanyahu ne “sentent pas bon”, a déclaré un député du parti ultra-orthodoxe, partenaire crucial de la coalition

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le président du parti Shas, Aryeh Deri, à la Knesset, en mai 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le président du parti Shas, Aryeh Deri, à la Knesset, en mai 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Un important député du parti ultra-orthodoxe Shas a déclaré dimanche que les enquêtes en cours sur le Premier ministre Benjamin Netanyahu « ne sentent pas bon » et que son parti, qui appartient à la coalition gouvernementale, se préparait à de nouvelles élections.

« Nous nous préparons pour de nouvelles élections. Toute cette affaire ne sent pas bon », a déclaré un député anonyme au site d’information ultra-orthodoxe Kikar Hashabat. « Cela ne va pas être facile. »

La police enquête sur plusieurs hommes d’affaires qui auraient donné des cadeaux coûteux à Netanyahu et à son épouse Sara, pendant qu’il était Premier ministre. Ce dernier a lui aussi été interrogé en tant que suspect par la police sur ces accusations, dans le cadre de l’affaire dite Affaire 1000.

La police enquête également sur un autre dossier, l’Affaire 2000, dans laquelle Netanyahu aurait proposé au propriétaire du quotidien le plus vendu d’Israël, Yedioth Ahronoth, de réduire l’impact de son rival pro-Netanyahu, Israël Hayom, en échange d’une couverture plus favorable.

Le député du Shas a déclaré que « la situation ne sent pas bon. Toutes les options sont sur la table. Shas se prépare pour toutes les possibilités », y compris des élections. Le député a déclaré penser qu’une mise en examen était possible.

Cette hypothèse contredit l’opinion officielle du Likud.

Le président de la coalition, David Bitan, proche confident de Netanyahu, a déclaré qu’il était certain que le Premier ministre ne serait pas inculpé dans cette affaire, et que même s’il l’était, il pourrait rester au pouvoir.

Des experts affirment que le Premier ministre n’a pas d’obligation légale de démissionner s’il est mis en examen.

Les précédents Premiers ministres dans cette situation ont cependant agi ainsi, notamment Ehud Olmert.

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