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Un diplomate russe affirme que le retrait de Syrie n’affectera pas la sécurité israélienne

Alexey Dobrynin, a déclaré que Moscou est conscient de l'intérêt d'Israël pour le pays déchiré par la guerre

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Alexey Drobinin, ministre-Conseiller à l'ambassade russe (Crédit : YouTube/TAUVOD)
Alexey Drobinin, ministre-Conseiller à l'ambassade russe (Crédit : YouTube/TAUVOD)

Un diplomate russe de haut rang en Israël a déclaré mardi qu’Israël ne devrait pas être préoccupé du retrait militaire russe de Syrie, en affirmant que la sécurité d’Israël ne serait pas affectée par cette décision qui a pris tout le monde par surprise.

Alexey Drobinin, le ministre-conseiller à l’ambassade de Russie, a déclaré au site Ynet que Moscou avait conscience du grand intérêt de l’Etat juif sur les questions des évolutions de l’autre côté de sa frontière, au nord-est et que la décision a été prise pour permettre le succès des efforts diplomatiques.

« Nous allons nous assurer que la crise soit résolue et nous ferons tout pour que la sécurité d’Israël ne soit pas touchée », a ajouté Drobinin. « Nous avons une compréhension profonde de l’intérêt d’Israël sur tout ce qui se passe en Syrie ».

Les jets russes ont commencé à quitter la base aérienne Hmeimim en Syrie mardi matin, un jour après que le président russe Vladimir Poutine ait déclaré que la Russie réduirait son implication militaire tandis que les pourparlers de paix ont débuté pour mettre fin à cinq ans de conflit.

Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, saluant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Moscou, le 21 septembre 2015 (Crédit : ambassade d'Israël en Russie / Flash90 / via JTA)
Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, saluant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Moscou, le 21 septembre 2015 (Crédit : ambassade d’Israël en Russie / Flash90 / via JTA)

Drobinin a indiqué que malgré le retrait, la Russie maintiendrait une présence en Syrie, où il était un acteur clé pour appuyer les efforts de Damas pour repousser la rébellion armée.

« Nous ne quittons pas la région », a déclaré Drobinin.

« La Russie laisse derrière une présence aérienne et navale. L’importance du retrait russe sert à envoyer un message clair : le temps est venu de donner une chance au dialogue politique en Syrie entre le gouvernement et les factions de l’opposition ».

Le président Reuven Rivlin devrait partir pour Moscou mercredi, où il abordera des questions régionales avec le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre Dmitri Medvedev.

Même si Israël a cherché à rester en dehors du conflit syrien, des avions israéliens auraient effectué des frappes aériennes pour empêcher que les armes ne soient transférés du régime syrien au groupe terroriste Hezbollah.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait rencontré Poutine peu après que la Russie ait commencé sa campagne aérienne pour parvenir à des accords sur les activités militaires israéliennes dans le territoire aérien en Syrie.

La Russie a commencé ses frappes aériennes en septembre en disant qu’il voulait éliminer le groupe Etat islamique qui contrôle une partie de la Syrie, mais la campagne militaire a essentiellement aidé le dirigeant syrien Bachar al-Assad.

Les négociations organisées à Genève, qui a débuté lundi à la veille du cinquième anniversaire du début du conflit, sont les derniers efforts pour mettre fin à la violence qui a tué plus de 270 000 personnes et déplacé des millions de personnes.

Drobinin a également lancé une pique à la politique américaine qui insiste sur le fait qu’Assad ne peut pas rester au pouvoir, selon la radio militaire.

« Contrairement aux Américains, la Russie ne décide pas à la place du peuple syrien qui devrait gouverner [la Syrie] », a déclaré Drobinin.

« Nos principes sont contre la modification de gouvernement par la force. Nous avons également dit que le seul moyen de sortir de la crise en Syrie est à travers le dialogue entre le gouvernement et l’opposition. Nous avons créé des conditions pour un début réel d’un dialogue ».

L’AFP a contribué à cet article.

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