Rechercher

Un ‘expert’ de la TV palestinien accuse “les juifs” du braquage de Kim Kardashian

Le commentateur se base sur un article israélien annonçant que 2 des 17 suspects seraient d’origine juive

Kim Kardashian West à New York, le 16 mai 2016. (Crédit : Mark Sagliocco/Getty Images/AFP)
Kim Kardashian West à New York, le 16 mai 2016. (Crédit : Mark Sagliocco/Getty Images/AFP)

Un journal israélien a souligné cette semaine que deux des 17 suspects arrêtés dans l’affaire du braquage de Kim Kardashian West étaient juifs, et pour un commentateur de la télévision de l’Autorité palestinienne, ceci est suffisant pour accuser « les juifs » du casse.

« Les juifs qui ont volé la chanteuse [sic] Kim Kardashian ont été arrêtés. Il se trouve qu’ils sont juifs », a déclaré mercredi Fayez Abbas, présenté comme « expert des affaires israéliennes » par la chaîne pendant l’émission « Palestine ce matin ».

Abbas a omis de parler à son public des 15 autres suspects, et notamment des deux cerveaux présumés, qui seraient Algériens.

Abbas a fondé sa remarque sur un article publié en hébreu par le quotidien Yedioth Ahronoth, qui annonçait que deux des suspects auraient des origines juives.

Un invité d'une émission palestinienne a affirmé que les juifs avaient volé les bijoux de Kim Kardashian à Paris, parce que "les juifs sont des voleurs". (Crédit : capture d'écran YouTube/PMW)
Un invité d’une émission palestinienne a affirmé que les juifs avaient volé les bijoux de Kim Kardashian à Paris, parce que « les juifs sont des voleurs ». (Crédit : capture d’écran YouTube/PMW)

« C’est ce qui écrit, ce n’est pas moi qui dis qu’ils sont des voleurs. C’est écrit dans Yedioth Ahronoth, ça ne vient pas de moi. Il est écrit ‘juifs’ », a déclaré Abbas, selon l’association Palestinian Media Watch, qui étudie les médias palestiniens.

« Ce sont des voleurs. En d’autres termes, ils volent des terres ici aussi, non ? Mais la bague de fiançailles, qui vaut cinq millions de dollars, n’a pas été retrouvée. Ils ne l’ont pas trouvée. Les juifs l’ont cachée et l’ont transformée en autre chose », a déclaré Abbas.

Six suspects, dont le cerveau présumé du braquage contre Kim Kardashian en octobre à Paris, ont été inculpés et incarcérés vendredi, portant à dix le nombre de personnes mises en cause dans cette affaire.

Parmi les personnes inculpées figurent quatre des cinq membres présumés du commando de braqueurs, âgés de 54 à 72 ans, dont le chef présumé, âgé de 60 ans.

Selon le parquet de Paris, ces quatre suspects ont été mis en examen pour vol avec arme en bande organisée, enlèvement et séquestration et association de malfaiteurs. Les mêmes faits ont été retenus à l’encontre du fils du « chef », âgé de 29 ans, qui aurait fait le chauffeur. La sixième personne mise en examen est une femme.

Tous ont été placés en détention provisoire.

L’enquête met en lumière le profil d’hommes expérimentés et connus depuis longtemps dans le milieu français du banditisme : quatre ont déjà été condamnés dans les années 80 ou 90, pour vol aggravé, braquage ou trafic de stupéfiants.

Des policiers français montent la garde devant l'entrée de l'hôtel de Kim Kardashian, rue Tronchet, près de la Madeleine, après le vol des bijoux de la star, le 3 octobre 2016. (Crédit : Thomas Samson/AFP)
Des policiers français montent la garde devant l’entrée de l’hôtel de Kim Kardashian, rue Tronchet, près de la Madeleine, après le vol des bijoux de la star, le 3 octobre 2016. (Crédit : Thomas Samson/AFP)

L’ADN d’un des inculpés avait été retrouvé rapidement sur un des liens qui ont servi à entraver la starlette de 36 ans. Il avait alors été mis sous surveillance et ses contacts ont permis de remonter au reste de l’équipe.

Connu dans le milieu du grand banditisme, cet homme avait été condamné en 1985 à sept ans de prison pour vol aggravé.

L’un des autres braqueurs présumés, un homme de 61 ans surnommé « Yeux bleus », est une vieille connaissance de la justice, depuis 1975 ! Il a notamment été condamné en 2003 à huit ans et demi de prison, soupçonné d’avoir réceptionné deux tonnes de drogue à l’aéroport parisien du Bourget.

Le doyen de l’équipe, 72 ans, avait été condamné à six ans de prison pour trafic de stupéfiants en bande organisée. Quant au cadet, âgé de 54 ans, il compte neuf mentions sur son casier judiciaire. Son avocat, Manuel Abitbol, s’est dit « scandalisé » par cette mise en cause, arguant que son alibi n’avait pas été vérifié.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.