Un gabbaï bien-aimé était en mission humanitaire lors de sa mort dans le séisme du Mexique
Pilier de la communauté dont son gendre est le grand rabbin, Jaime Azkenazy venait apporter de l'argent pour les plus défavorisés à l'occasion de Rosh Hashana
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Jaime Achequenze Azkenazy, membre bien-aimé d’une synagogue de Mexico, est l’une des centaines de victimes d’un séisme d’une magnitude de 7,1 sur l’échelle de Richter qui a dévasté le Mexique la semaine dernière.
Azkenazy, 76 ans, était gabbaï [l’équivalent du sacristain pour une synagogue] et assistant communautaire à Maguen David, une synagogue orthodoxe de Mexico (de précédentes informations, qui mentionnaient son nom avec l’orthographe différente de Haim (Jaime) Ashkenazi, indiquaient à tort qu’il était rabbin). L’homme était également le propriétaire d’une usine textile située au centre de la ville. Il est mort dans l’effondrement d’un bâtiment lors du séisme du 19 septembre – l’un des trois tremblements de terre meurtriers et destructeurs qui ont touché le Mexique ce mois-ci.
Au moment de son décès, Azkenazy essayait de venir en aide aux moins fortunés durant les grandes fêtes. Ce sont des bénévoles de la branche de l’organisation ZAKA, spécialiste des interventions d’urgence, qui ont découvert son corps dimanche.
« Il était tout juste revenu avec de l’argent pour les pauvres pour Rosh Hashana », a indiqué Benjamin Shachnazi, bénévole de l’organisation israélienne de secours ZAKA, dans un entretien téléphonique réalisé en espagnol.
Né en Argentine et citoyen argentin, cela faisait 40 ans qu’Azkenazy vivait au Mexique. Il avait subi le séisme destructeur de 1985 qui avait fait des milliers de morts, et avait détruit son entreprise. Toutefois, grâce à l’aide de la communauté, il était parvenu à la ré-établir.
Il avait également fondé une famille au Mexique et avait eu sept filles et un fils. Tous sont mariés et ont eu des enfants. Il était le beau-père du grand-rabbin du Mexique, Shlomo Tawil, et son fils est rabbin et professeur à l’école élémentaire de la Yeshiva Ateret Yosef.
Les bénévoles ont travaillé pendant tout le Nouvel an juif, mercredi soir et jeudi, après avoir reçu les autorisations religieuses de Tawil. La loi juive interdit toute forme de travail durant cette fête et pendant les autres, sauf lorsque des vies sont en danger. Le Times of Israël a tenté, sans succès, de joindre Tawil par courriel. L’ambassade d’Argentine n’a pas répondu à notre appel téléphonique.
Maguen David est la principale synagogue fréquentée par les descendants des Juifs syriens d’Alep, a expliqué Shachnazi. Un service de Yizkor a été organisé en mémoire d’Azkenazy mercredi dernier dans l’après-midi. Ses filles s’étaient auparavant réunies dans sa maison, le jour même, pour célébrer Rosh Hashana.
« Il n’y a pas de mots – parmi la communauté locale [mexicaine] et aussi parmi les Argentins », a dit Shachnazi.
Azkenazy a grandi dans le quartier juif d’Once, dans la capitale argentine Buenos Aires. Il avait quitté le pays en raison des conditions économiques qui ne cessaient de se dégrader, a expliqué Shachnazi. Mais il n’avait jamais oublié son club de football favori, les Boca Juniors.
« Nous parlions des matchs et de leurs éventuelles victoires, s’est souvenu Shachnazi. Tous ceux qui voyaient son sourire savaient qu’ils continueraient à être heureux dans la vie. »
C’est Daniel Chuburu, ambassadeur argentin au Mexique, qui a le premier annoncé la mort d’Azkenazy samedi.
Mais Chuburu a d’abord tu le nom d’Azkenazy, les autorités n’ayant pas réussi à contacter sa famille en raison de Rosh Hashana.
L’ambassade d’Argentine a ensuite confirmé son identité à la fin de la même journée.
« Il a vécu toute sa vie pour sa famille et pour la yeshiva », a conclu Shachnazi.
la Communauté du Times of Israël !