Un haut gradé de Tsahal démissionne après un raid à Gaza qui a mal tourné
Après la démission du chef de l'unité d'élite cette année, le chef de la Division des opérations spéciales a démissionné, furieux paraît-il de la tentative visant à le remplacer
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La Direction du renseignement militaire de l’armée israélienne serait en crise après qu’un deuxième commandant supérieur s’est retiré après un raid des forces spéciales dans la bande de Gaza qui a mal tourné l’année dernière.
Le commandant de la Division des opérations spéciales de la Direction du renseignement a récemment démissionné avec colère après avoir appris que l’armée avait demandé à son prédécesseur de rejoindre l’armée et de le remplacer, a rapporté le quotidien Yedioth Ahronoth, jeudi.
Le commandant, qui ne peut être identifié que par son grade et la première lettre hébraïque de son nom – le général de brigade « Guimel » – a appris la tentative de l’évincer des médias il y a deux mois, indique le rapport.
Il était furieux et a donné un préavis de deux mois au chef d’état-major de Tsahal, Aviv Kohavi, selon le journal.
L’armée s’efforce de trouver un remplaçant pour « Guimel », car l’ancien commandant de la Division des opérations spéciales – qui ne peut être identifié que comme le général de brigade « Alef » – n’a pas encore donné de réponse quant à sa volonté de reprendre le poste qu’il occupait en 2015-2016.
Guimel a informé ses commandants qu’il quittera son poste le 1er août, qu’un remplaçant soit trouvé ou non, disant qu’il ne veut pas être un « canard boiteux ».
L’officier démissionnaire commandait auparavant l’unité de reconnaissance d’élite Sayeret Matkal de l’armée israélienne.
טלטלה בצה"ל: ראש חטיבת המבצעים המיוחדים באמ"ן, תא"ל ג', התפטר בזעם לאחר שנדהם לקרוא ב@YediotAhronot שהרמטכ"ל ביקש מקודמו לחזור לתפקידhttps://t.co/xhcyfumcv9@YehoshuaYosi pic.twitter.com/3TjUTuDx3W
— ידיעות אחרונות (@YediotAhronot) July 4, 2019
Commentant le rapport, Tsahal a fait l’éloge de l’officier qui a pris sa retraite en tant que « commandant et combattant estimé qui a contribué de manière significative à la sécurité de l’État tout au long de son service ». En une trentaine d’années, il a participé à des douzaines d’opérations spéciales, et les unités qu’il a commandées ont remporté des récompenses et beaucoup de reconnaissance.
« L’officier a demandé à mettre fin à son mandat au début du mois d’août après avoir commandé la division pendant trois ans », est-il dit. « Sa demande a été approuvée, et un remplaçant sera nommé dans les prochains jours. »
Cette décision a été prise après la démission du commandant de Sayeret Matkal en février, à la suite de l’opération à Gaza, au cours de laquelle un officier a été tué.
Dans la nuit du 11 novembre, des soldats des forces spéciales israéliennes se trouvaient dans la bande de Gaza à l’occasion d’un raid de collecte de renseignements, dont les détails demeurent strictement confidentiels, sur ordre de la censure militaire.
Selon des responsables du Hamas, les soldats étaient de la Sayeret Matkal et menaient une opération complexe pour mettre sur écoute le matériel de communication du groupe terroriste à Gaza. Ils auraient traversé Gaza en camionnettes civiles, à environ trois kilomètres de la frontière.
Israël n’a confirmé aucune de ces affirmations.
Pendant l’opération, leur camionnette a été arrêtée à un poste de contrôle du Hamas et une fusillade a éclaté. Un officier israélien – un lieutenant-colonel qui ne peut être identifié que par la première lettre hébraïque de son nom, « Mem » – a été tué dans l’affrontement et un second, qui est revenu pour récupérer le corps de Mem, a été blessé. Selon l’armée israélienne, des dizaines de combattants du Hamas ont été tués lors de la première fusillade et des frappes aériennes qui ont suivi pour aider les forces spéciales restantes à s’échapper de la bande.
L’armée israélienne a lancé deux enquêtes sur ce raid.
En démissionnant en février, le commandant de la Sayaret Matkal est devenu le premier chef de l’unité de commando d’élite en 23 ans à quitter l’armée immédiatement après avoir servi à ce poste. En général, le poste est un tremplin vers des postes plus élevés.
Un porte-parole de la branche armée du Hamas, Abu Obeida, avait déclaré à l’époque que le groupe considérait que le départ anticipé à la retraite était une « conséquence directe » de la mise en échec de l’opération militaire israélienne – une contre-opération qu’il a appelée « Opération Spearhead ».
Le groupe terroriste s’est vanté de la même façon après que le ministre de la Défense de l’époque, Avigdor Liberman, a annoncé en novembre qu’il démissionnait en raison des politiques du gouvernement envers le Hamas et la bande de Gaza, qualifiant sa démission de « victoire politique pour Gaza ».
« La résistance et la ténacité des membres de notre nation ont conduit au renversement de Liberman de son poste de ministre de la Défense. Aujourd’hui, le commandant du Sayeret Matkal prend également sa retraite à la suite directe de l’opération ‘Spearhead' », a déclaré Abu Obeida dans un communiqué à ce moment-là.
Judah Ari Gross a contribué à cet article.
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