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Un homme confesse le meurtre brutal d’une soldate en 1974

Le tribunal a ordonné une évaluation psychiatrique du suspect qui a avoué le meurtre de Rachel Heller

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Illustration : un policier tient une paire de menottes. (Yossi Zamir/Flash90)
Illustration : un policier tient une paire de menottes. (Yossi Zamir/Flash90)

Un homme a avoué à la police qu’il avait tué une soldate israélienne il y a 45 ans, un crime pour lequel un autre homme avait passé huit ans en prison et et de nombreuses années à blanchir son nom.

Le suspect, originaire du nord du pays et maintenant septuagénaire, se serait rendu au commissariat de police de Karmiel dimanche où il a déclaré aux policiers qu’il avait tué la soldat Rachel Heller en 1974. Il a également avoué avoir tué un autre homme quelques années avant la mort d’Heller. Des médias israéliens ont annoncé que l’autre meurtre avait, à l’époque, fait l’objet d’une enquête de la police qui avait conclu à un suicide.

Lundi, le tribunal d’Acre a fait passer une évaluation psychiatrique au suspect et a donné l’ordre qu’il soit maintenu en détention pendant au moins quatre jours de plus, selon des médias israéliens.

Un embargo a été imposé sur de nombreux éléments de l’enquête, y compris le nom du suspect.

Said Haddad, l’avocat commis d’office qui représente le suspect, a déclaré à Ynet que son client est un homme seul qui a peut-être avoué le meurtre afin d’aller en prison et de pouvoir passer ses dernières années aux soinx de l’Etat.

« J’ai le sentiment qu’il essaie de trouver un endroit pour ses dernières années où l’on s’occuperait de lui. »

Le meurtre d’Heller reste irrésolu. Sa soeur, Ilah Angel, a déclaré à la Douzième chaîne d’information qu’elle cherchait seulement des réponses.

Heller, alors âgée de 19 ans, avait été retrouvée morte à proximité du Kibboutz Sdot Yam en octobre 1974 avec des signes d’abus violents sur son corps. Le meurtre avait suscité l’émoi du public qui avait demandé à la police de résoudre le crime.

Deux ans plus tard, Amos Baranes, qui connaissait Heller et qui avait offert son aide à la police pendant l’enquête, avait été condamné pour son meurtre et condamné à la prison à vie.

Sa peine a été commuée par le président après qu’il a passé huit ans et demi en prison. Il a, en effet, avoué le meurtre après avoir été privé de sommeil pendant plusieurs jours et soumis à un traitement brutal de la part des officiers de police. Aucun autre suspect n’a jamais été inculpé pour le meurtre.

Après sa libération, Baranes a passé plusieurs années à blanchir son nom et on lui a accordé un nouveau jugement en 2002, mais l’Etat a retiré l’accusation de meurtre qui pesait contre lui. En 2010, le tribunal de Tel Aviv lui a versé 5 millions de shekels d’indemintés pour emprisonnement à tort et a établi qu’à l’époque de son jugement en 1967, le tribunal n’avait pas connaissance de preuves qui auraient pu éviter cette condamnation, ce qui l’avait privé d’un procès équitable.

Amos Baranes, au centre, avec son avocat David Viner alarme Cour suprême à Jérusalem, le 15 mars 2002. (Flash90)

Il est décédé en 2011.

La fille d’Amos BAranes, Tohar Edri Baranes, a déclaré au site d’information Ynet qu’elle n’avait pas reçu de détails officiels sur les récents développements.

« D’un côté, il y a un sentiment de grand soulagement, et de l’autre, il y a de la colère et de la douleur que cela ne se soit pas produit alors qu’il était en vie. »

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