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Un homme inculpé pour avoir dit à Miri Regev « de se préparer à la tombe »

Un résident de Dimona a menacé la ministre de la Culture après qu'elle a condamné un journaliste chevronné qui s'était vanté d'avoir touché la poitrine d'une femme contre son gré

La ministre de la Culture Miri Regev au cabinet du Premier ministre à Jérusalem, le 8 novembre 2018. (Alex Kolomoisky/Yedioth Ahronoth/Pool)
La ministre de la Culture Miri Regev au cabinet du Premier ministre à Jérusalem, le 8 novembre 2018. (Alex Kolomoisky/Yedioth Ahronoth/Pool)

Une inculpation pénale a été émise dimanche contre un homme de 54 ans qui avait menacé, dans une série de commentaires parus sur les réseaux sociaux, de tuer la ministre de la Culture, Miri Regev.

Le suspect, originaire de la ville de Dimona, dans le sud du pays, a été arrêté jeudi pour avoir écrit sur Facebook « Tu vas être assassinée » et « prépare-toi à rejoindre ta tombe » après les critiques formulées par Miri Regev à l’égard d’un animateur de télévision qui s’était vanté en direct d’avoir touché une femme contre son gré dans un ascenseur, il y a plus d’une décennie, refusant obstinément de présenter des excuses.

Le journaliste Yaron London avait été fustigé, la semaine dernière, par Miri Regev et d’autres – qui, pour certains, ont demandé son renvoi – pour avoir raconté qu’il avait touché la poitrine d’une femme qui lui avait tapoté le ventre.

« J’étais dans un ascenseur, dans un gratte-ciel, et il y avait cette femme qui me scrutait, raide comme la justice », avait-il raconté à sa co-animatrice Geula Even-Saar (épouse de Gideon Saar). « Nous étions seuls dans cet ascenseur, et elle s’est mise à tapoter mon ventre proéminent et m’a demandé : ‘London, qu’est-ce que c’est que ça’ ? », s’est-il souvenu.

« Alors j’ai posé la main sur ses seins et j’ai répondu : ‘Ça aussi, ce n’est plus ce que ça a été à une époque », a-t-il ajouté.

Pendant qu’il racontait son histoire, London s’est penché vers le ventre de sa co-animatrice pour illustrer l’interaction qu’il avait eue avec l’étrangère. Geula Even-Saar a qualifié le comportement du journaliste de « choquant ».

Yaron London, à droite, pose la main sur le ventre de l’animatrice Geula Even-Saar pendant l »émission ‘Geula et London’ du 25 juin 2019 (Capture d’écran : Chaîne Kan)

Après l’incident, Miri Regev a réclamé que le journaliste soit renvoyé de l’émission populaire « Geula and London » diffusée sur la chaîne publique Kan.

« Ça suffit, Yaron London doit s’en aller », a-t-elle dénoncé. « Vous ne voyez vraiment pas la différence entre tapoter le ventre de quelqu’un et toucher la poitrine d’une femme ? »

Elle a ajouté que s’il ne partait pas volontairement, Kan devrait immédiatement le suspendre pour l’empêcher « de polluer le discours public dans un média payé avec l’argent des contribuables ».

L’homme de Dimona, dont l’identité n’a pas été révélée, a alors écrit sur Facebook : « Dieu mettra le cancer au-dessus de ta tête si tu oses encore parler de Yaron London. Il est temps que tu fiches le camp parce que bientôt, tu seras assassinée ».

« Le prochain assassinat politique, ce sera toi, alors prépare-toi à rejoindre ta tombe. Tout le monde te hait », a-t-il ajouté, selon une capture d’écran des commentaires qui a été publiée dimanche par la ministre.

Elle a remercié la police pour sa réaction rapide.

« Ma page Facebook est un forum complètement ouvert – on peut y écrire tout ce qu’on veut, même des paroles dures. Mais pas des menaces de mort », a-t-elle écrit dans une publication sur Facebook qui accompagnait la capture d’écran. « Il y a une limite, trop, c’est trop ! »

La police israélienne a indiqué dans un communiqué qu’elle « prend en compte avec la plus grande sévérité toute menace émise à l’encontre d’un responsable public, ayant pour objectif de l’empêcher de faire son devoir et de nuire à nos valeurs démocratiques. La police agira pour retrouver ces délinquants et les mettre à l’écart de la sphère publique ».

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