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Un nouveau jeu dans un camp de concentration nazi au top des ventes

"Wolfenstein : The New Order" a deux versions : l'une « innocente » pour l’Allemagne, et celle criblée d’imagerie de la Shoah pour le reste du monde

Capture d'écran d'une scène du jeu vidéo réalisé par Bethesda Softworks (Crédit : Autorisation : Bethesda Softworks)
Capture d'écran d'une scène du jeu vidéo réalisé par Bethesda Softworks (Crédit : Autorisation : Bethesda Softworks)

Space Invaders… Astéroïdes… SS ? Une nouvelle itération de la série de jeux vidéo « Castle Wolfenstein » vient d’être lancée, et les joystickers qui veulent tuer des nazis ont leur occasion avec le dernier-né des jeux sanguinaires.

Cette nouvelle version, appelée « Wolfenstein : The New Order”, est une expérience nouvelle génération à plus d’un titre. Comme la plupart des grands jeux modernes, c’est une expérience interactive, mêlant des segments d’histoire animés (appelés des scènes coupées) à des séquences dans lesquelles vous résolvez des petits puzzles ou faites sauter des méchants à coups de bits numériques sanglants.

« Wolfenstein : The New Order” se situe dans une réalité alternée des années 1960 où les nazis ont gagné la Seconde Guerre mondiale. Vous êtes un opérateur des Forces spéciales alliées, nommé BJ Blazkowicz, tout juste réveillé d’un long coma, prêt à affronter le Reich. Pour ce faire, il a de nombreuses missions, dont l’une consiste à libérer un scientifique juif d’un camp de concentration.

Dans une vidéo de douze minutes de la façon d’une session modèle du jeu (présentée ci-dessous), vous pouvez voir des séquences d’action individualisée ainsi que des scènes coupées prédéterminées. Des images de wagons à bestiaux, de nourrissons embarqués, d’un établissement médical Mengele-esque, de corps dans les crématoires et de cendres sortant de cheminées sont de la partie.

Les images de camp de concentration dans l’art et le divertissement ne datent pas d’hier. De l’opinion générale, « Le Prêteur sur gages » de Sidney Lumet ou « La Liste de Schindler » de Steven Spielberg perdraient leur impact sans la force brutale de la représentation visuelle.

D’autres titres utilisent l’iconographie nazie dans des publications qui ressemblent plus à des bandes dessinées. Le récent « Captain America » ​​présente une histoire alternative avec un régime fasciste appelé HYDRA, isole le nazisme de son caractère antisémite et génocidaire pour lui coller une image de looser, plus accessible aux jeunes.)

La frontière de la décence varie selon qu’il s’agisse de jeux vidéo d’art, de conte ou d’une façon de tuer le temps sans faire marcher son cerveau.

“Wolfenstein: The New Order” est publié par Bethesda Softworks, et a été développé par une filiale suédoise connue sous le nom MachineGames. Les deux organisations sont la propriété de la société mère ZeniMax Media, une société privée basée dans le Maryland comptant plus de 600 employés.

Le jeu se vend de 50 $ à 60 $ sur Amazon en fonction de votre console. Les chiffres des ventes sont difficiles à trouver, mais selon le site de jeux Gamespot, il s’agit était le deuxième plus gros lancement en 2014 au Royaume-Uni.

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