Un Palestinien condamné à 14 ans de prison pour avoir poignardé une Israélienne
Pour la victime, justice n'a pas été rendue ; Le terroriste a été accusé d'agression aggravée et non de tentative de meurtre
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Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Un tribunal militaire a condamné lundi un terroriste palestinien à 14 ans de prison pour avoir poignardé une Israélienne dans le dos à un carrefour de Cisjordanie en 2015.
L’affaire avait suscité la controverse après que l’agresseur, Hamza Faiz, un résident de Hébron, a été accusé d’agression aggravée et non de tentative de meurtre.
En plus de cette peine de 14 ans de prison, Faiz a aussi reçu l’ordre de payer un demi-million de shekels d’indemnisation à la victime.
Haim Bleicher, avocate auprès de l’organisation militante de droite Honenu, qui est intervenue au nom de la victime, Nirit Zamora, a reconnu que la peine était plus sévère que celle habituellement statuée pour les agressions aggravées.
Elle a toutefois évalué que la sanction était insuffisante en raison de ce qu’elle a qualifié d’intention claire de la part de Faiz de tuer sa cliente.
« Il a suffi de juste voir le sourire du terroriste quand il a entendu les années d’emprisonnement pour comprendre l’ampleur de l’échec et le manque de dissuasion », a commenté Bleicher aux abords de la salle d’audience.
« Je ne peux pas dire que la justice a été rendue ici », a-t-elle ajouté. « Il n’y a pas eu de sanction sévère ici, ni de déclaration sans équivoque », a poursuivi la juriste.
Dans son jugement rendu au mois d’avril, le tribunal militaire de Judée avait estimé qu’il n’était pas possible de prouver que Faiz avait eu l’intention d’assassiner Zamora lorsqu’il l’avait poignardée dans le dos au carrefour de Gush Etzion, le 28 octobre 2015.
Zamora avait survécu à l’incident après avoir été évacuée à l’hôpital, le couteau encore planté dans le dos.
La mère de huit enfants se trouvait sur le parking du centre commercial Rami Levy lorsque cet habitant de Hébron s’était précipité sur elle en criant « Allah Akhbar ». Il n’était parvenu à la poignarder qu’à une seule reprise par derrière, la poignée du couteau s’étant cassée.
Les magistrats ont cité cet élément pour affirmer qu’il était impossible de prouver que Faiz aurait mortellement blessé Zamora, une habitante de l’implantation de Beit Haggai, en la frappant à nouveau. Ils ont également souligné le fait qu’il l’avait poignardée dans le dos et non à la poitrine avec un couteau relativement court (10 centimètres environ), disant qu’il pouvait n’avoir cherché qu’à la blesser.
Zamora a depuis exprimé sa frustration – profonde – face à la décision prise par le tribunal militaire, disant qu’elle représentait « un deuxième coup de couteau dans le dos ».
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